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Dès 1959 se dessine du côté d’une partie du département d’État et de la Défense américains une opposition à Diem. Elle réclame une libéralisation du régime et soutient le mouvement de contestation du régime « Caravelle », du nom de l’hôtel où ses membres se réunissent à Saigon. Ce groupe a créé un « Comité pour le progrès et la liberté » dont fait partie Phan Quang Dan, diplômé de Harvard, candidat invalidé lors des élections législatives sous prétexte de fraude électorale. | |||
Du côté des opposants américains à Diem, on trouve l’ambassadeur Dubrow, Mendenhall (conseiller politique à l’ambassade américaine à Saigon), Arthur Gardiner, chef de l’''United States Operation Mission'' (U.S.O.M.) et le général Williams du ''Military Assistance Advisory Group'' (M.A.A.G.). Ce dernier bloque les demandes de renforcement en effectifs de l’armée s-v. Tous préconisent d’éloigner Diem, de dissoudre le ''Can Lao'' (parti politique dirigé par Nhu) et de renforcer les prérogatives de l’assemblée nationale. Mais il en faut plus pour impressionner les nationalistes Diem et Nhu qui considèrent que les Américains « viennent en amis, en alliés mais non en maîtres. » | |||
Le groupe « Caravelle » est formé de politiciens vietnamiens dans lequel se trouvent quelques anciens ministres de Diem. Il lance un appel réclamant une libéralisation du régime. Ses membres l’accusent d’être devenu une dictature, dénoncent le népotisme et la corruption ambiante. Diem et Nhu rejettent son appel avec dédain (Rignac, 2018, p. 144 ; Truong Vinh Le, 1989, pp. 53-54). | |||
La lutte s’instaure au S-V avec les progrès d’implantation progressive de ce qui va devenir le F.N.L. | |||
Année de publication de la thèse de Khieu Samphan (futur KR) en France intitulée ''L’économie du Cambodge et ses problèmes d’industrialisation''. Elle s’appuie sur les observations de celle de Hou Yuon quant à l’endettement paysan (voir 1955) mais va plus loin. Son auteur met en cause les intérêts des gouvernements et des firmes étrangères qui doivent être contrôlés par une intervention de l’État. Celui-ci doit posséder le monopole sur le commerce des principales denrées, le contrôle du système de financement et du mécanisme des prix. Cette thèse ouvre aussi la voie à l’autarcie chère à l’idéologie des futurs KR (Becker, 1986, pp. 73-74). | |||
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Dernière version du 21 janvier 2026 à 14:51
Généralités :
Dès 1959 se dessine du côté d’une partie du département d’État et de la Défense américains une opposition à Diem. Elle réclame une libéralisation du régime et soutient le mouvement de contestation du régime « Caravelle », du nom de l’hôtel où ses membres se réunissent à Saigon. Ce groupe a créé un « Comité pour le progrès et la liberté » dont fait partie Phan Quang Dan, diplômé de Harvard, candidat invalidé lors des élections législatives sous prétexte de fraude électorale.
Du côté des opposants américains à Diem, on trouve l’ambassadeur Dubrow, Mendenhall (conseiller politique à l’ambassade américaine à Saigon), Arthur Gardiner, chef de l’United States Operation Mission (U.S.O.M.) et le général Williams du Military Assistance Advisory Group (M.A.A.G.). Ce dernier bloque les demandes de renforcement en effectifs de l’armée s-v. Tous préconisent d’éloigner Diem, de dissoudre le Can Lao (parti politique dirigé par Nhu) et de renforcer les prérogatives de l’assemblée nationale. Mais il en faut plus pour impressionner les nationalistes Diem et Nhu qui considèrent que les Américains « viennent en amis, en alliés mais non en maîtres. »
Le groupe « Caravelle » est formé de politiciens vietnamiens dans lequel se trouvent quelques anciens ministres de Diem. Il lance un appel réclamant une libéralisation du régime. Ses membres l’accusent d’être devenu une dictature, dénoncent le népotisme et la corruption ambiante. Diem et Nhu rejettent son appel avec dédain (Rignac, 2018, p. 144 ; Truong Vinh Le, 1989, pp. 53-54).
La lutte s’instaure au S-V avec les progrès d’implantation progressive de ce qui va devenir le F.N.L.
Année de publication de la thèse de Khieu Samphan (futur KR) en France intitulée L’économie du Cambodge et ses problèmes d’industrialisation. Elle s’appuie sur les observations de celle de Hou Yuon quant à l’endettement paysan (voir 1955) mais va plus loin. Son auteur met en cause les intérêts des gouvernements et des firmes étrangères qui doivent être contrôlés par une intervention de l’État. Celui-ci doit posséder le monopole sur le commerce des principales denrées, le contrôle du système de financement et du mécanisme des prix. Cette thèse ouvre aussi la voie à l’autarcie chère à l’idéologie des futurs KR (Becker, 1986, pp. 73-74).
Voici les évènements marquants de l'année 1959 :
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