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Année du coup d’État contre Diem (positions des dirigeants américains) : | |||
Favorables au renversement : Averell Harriman (sous-secrétaire d’État aux affaires politiques) ; Roger Hilsman (successeur d’Harriman au poste de sous-secrétaire d’État aux affaires politiques) ; Georges Ball (sous-secrétaire d’État) ; Roger Forrestal (adjoint d’Harriman, membre du Conseil national de sécurité) ; Henry Cabot Lodge (ambassadeur à Saigon à compter du 25 août 1963). | |||
Défavorables : William Colby (directeur du département Extrême-Orient à la C.I.A.) ; Maxwell Taylor (conseiller militaire spécial de Kennedy à la sécurité, chef de l’état-major combiné) ; Frederick E. Nolting (ambassadeur à Saigon jusqu’au 25 août 1963) ; Lyndon Johnson (Vice-Président, peu ou pas consulté d’après les sources). | |||
Réticents : Kennedy (Président) qui approuve a posteriori le télégramme du 24 août mais qui éprouve des craintes concernant la succession de Diem ; Robert MacNamara (secrétaire d’État à la Défense) ; Dean Rusk (secrétaire d’État) qui accepte finalement se de plier à la décision présidentielle. | |||
Année de la mort de Kennedy. | |||
De janvier à juillet, voire même encore jusqu’à l’automne 1963, règne une forme d’optimisme au sein de l’administration américaine. On n’hésite même pas à établir des plans afin de préparer un retrait du Vietnam pour fin 1965 - début 1966. Pourtant, la situation s’altère progressivement. L’illusion d'une réussite est entretenue par de faux rapports du M.A.C.V., de la C.I.A. Mais aussi par le fait que le N-V ne respecte pas les promesses faites à Genève en 1962 au sujet de la neutralité du Laos (absence de troupes n-v sur son territoire, progrès tactiques du V.C.). En fait, la situation politique est plus que critique au S-V. | |||
Occupation géographique du Laos en 1963 : | |||
Les forces du Pathet Lao (environ 15 000 hommes) occupent la majeure partie du Nord-Laos à l’est du Mékong. Elles s’étendent également vers le sud-est jusqu’au sud d’Attropeu. | |||
Les forces de droite (Phoumi Nosavan, environ 40 000 hommes) contrôlent la vallée du Mékong et sa partie ouest bordant la frontière thaïlandaise. Elles tiennent Paksé, Savannakhet, Takkek, Paksane, Vientiane, Louang Prabang et les principaux axes routiers. Elles détiennent également des enclaves (Seno, Saravane, vallée du Se Bang) ainsi que des maquis méos entre Louang Prabang et Sam Neua ravitaillés par les Américains. | |||
Les forces neutralistes du général Cong Le (5 à 6 000 hommes) ne détiennent que des enclaves dispersées : Phong Saly au Nord, montagnes autour de la plaine des Jarres, positions autour de Van Vien (Chaffard, 1964, pp. 217-218). | |||
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Dernière version du 26 juillet 2026 à 11:01
Généralités :
Année du coup d’État contre Diem (positions des dirigeants américains) :
Favorables au renversement : Averell Harriman (sous-secrétaire d’État aux affaires politiques) ; Roger Hilsman (successeur d’Harriman au poste de sous-secrétaire d’État aux affaires politiques) ; Georges Ball (sous-secrétaire d’État) ; Roger Forrestal (adjoint d’Harriman, membre du Conseil national de sécurité) ; Henry Cabot Lodge (ambassadeur à Saigon à compter du 25 août 1963).
Défavorables : William Colby (directeur du département Extrême-Orient à la C.I.A.) ; Maxwell Taylor (conseiller militaire spécial de Kennedy à la sécurité, chef de l’état-major combiné) ; Frederick E. Nolting (ambassadeur à Saigon jusqu’au 25 août 1963) ; Lyndon Johnson (Vice-Président, peu ou pas consulté d’après les sources).
Réticents : Kennedy (Président) qui approuve a posteriori le télégramme du 24 août mais qui éprouve des craintes concernant la succession de Diem ; Robert MacNamara (secrétaire d’État à la Défense) ; Dean Rusk (secrétaire d’État) qui accepte finalement se de plier à la décision présidentielle.
Année de la mort de Kennedy.
De janvier à juillet, voire même encore jusqu’à l’automne 1963, règne une forme d’optimisme au sein de l’administration américaine. On n’hésite même pas à établir des plans afin de préparer un retrait du Vietnam pour fin 1965 - début 1966. Pourtant, la situation s’altère progressivement. L’illusion d'une réussite est entretenue par de faux rapports du M.A.C.V., de la C.I.A. Mais aussi par le fait que le N-V ne respecte pas les promesses faites à Genève en 1962 au sujet de la neutralité du Laos (absence de troupes n-v sur son territoire, progrès tactiques du V.C.). En fait, la situation politique est plus que critique au S-V.
Occupation géographique du Laos en 1963 :
Les forces du Pathet Lao (environ 15 000 hommes) occupent la majeure partie du Nord-Laos à l’est du Mékong. Elles s’étendent également vers le sud-est jusqu’au sud d’Attropeu.
Les forces de droite (Phoumi Nosavan, environ 40 000 hommes) contrôlent la vallée du Mékong et sa partie ouest bordant la frontière thaïlandaise. Elles tiennent Paksé, Savannakhet, Takkek, Paksane, Vientiane, Louang Prabang et les principaux axes routiers. Elles détiennent également des enclaves (Seno, Saravane, vallée du Se Bang) ainsi que des maquis méos entre Louang Prabang et Sam Neua ravitaillés par les Américains.
Les forces neutralistes du général Cong Le (5 à 6 000 hommes) ne détiennent que des enclaves dispersées : Phong Saly au Nord, montagnes autour de la plaine des Jarres, positions autour de Van Vien (Chaffard, 1964, pp. 217-218).
Voici les évènements marquants de l'année 1963 :
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