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Une enquête de l’armée révèle que 35 % des soldats ont consommé de l’héroïne durant leur séjour au Vietnam et que 20 % d’entre eux y ont développé une addiction. Nombre de soldats rentrent avec ce problème et leurs filières d’approvisionnement qui expliquent, au moins partiellement, les problèmes du trafic et de la consommation de drogues aux U.S.A. (Portes, 2008, p. 245). | |||
Au Cambodge, publication de l’ouvrage d’Ith Sarin sous le titre de ''Sradach neng proleung'' (''Regrets for the Khmer Soul'', ''Regrets d’une âme khmère'', voir bibliographie). Il a été écrit par un ancien inspecteur d’académie qui a rejoint les maquis communistes en 1972. Profondément déçu par son expérience, il apporte un témoignage précis et éclairant sur le régime des KR avant 1975. Cet ouvrage qui deviendra temporairement un ''best-seller'' à Phnom Penh apporte des révélations sur le régime des Khmers rouges : l’existence de l’''Angkar Loeu'' (« l’organisation supérieure ») décrite comme une entité mystérieuse et omnipotente ; la collectivisation précoce (suppression de la propriété et mise en commun des repas) ; l’existence d’une discipline de fer reposant sur un système moral strict interdisant les jeux, l’alcool et régulant d’une main de fer les relations sociales ; la volonté de supprimer les influences étrangères et les « traditions féodales ». L’ouvrage apporte également des révélations sur la volonté des KR de s’émanciper de la tutelle vietnamienne. Il est aussi une dénonciation d’un régime totalitaire qui instaure un climat de peur permanente, d’austérité poussée à l’extrême, qui honnit les intellectuels et cultive un nationalisme racial visant à purifier la race khmère de toute influence étrangère, notamment vietnamienne (Becker, 1986, pp. 145-147). | |||
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Version du 13 janvier 2026 à 18:42
Généralités :
Effectifs engagés au 1er janvier :
U.S.A. : Selon Burns Sigler, 24 000 Américains sont présents au S-V.
S-V : environ 1 000 000 de soldats. Selon Nixon, armée régulière : 450 000 hommes ; unités régionales : 325 000 hommes ; unités populaires : 200 000 hommes ; aviation : 54 000 hommes ; marine : 42 000 hommes.
N-V – VC : 150 000 hommes au S-V selon Burns Sigler ; 290 000 selon Nixon. Selon le même, l’A.P.V.N. comprend entre 500 et 600 000 hommes (290 000 au S-V, 70 000 au Laos et 25 000 au Cambodge).
Au seul S-V, la balance est donc très favorable en faveur de l’armée républicaine qui bénéficie, de plus, d’un net avantage au niveau de l’armement (Burns Sigler, 1992, p. 133 ; Nixon, 1985, p. 184). Mais cette armée manque de motivation et demeure particulièrement mal commandée (incompétence et corruption à tous les échelons).
En 1973, les Américains n’auront à déplorer que 140 tués, 1 138 blessés et 11 disparus.
Kissinger et Nixon se sont trompés dès 1969 en espérant infléchir la volonté n-v par le biais de leur force aérienne, au N-V, au Laos comme au Cambodge (voir 18 mars 1969). Il en est de même sur la question de leur force en général (opérations au Cambodge fin avril 1970). Cette espérance s’est avouée être un échec mais n’a pas empêché l’escalade dans les bombardements due à de faux rapports optimistes, au peu d’avancées dans les négociations secrètes (depuis fin 1970) et à une bonne dose d’entêtement du président, de son conseiller à la Sécurité nationale et plus généralement des militaires (en particulier Westmoreland).
Depuis 1969, Kissinger ne considère pas le Vietnam comme un problème en soi. Ce qui le gène, c’est plus la sortie de crise sachant qu’une défaite américaine au Vietnam pouvait saper la crédibilité des États-Unis tant à l’égard de leurs amis que de leurs ennemis. Et l’année 1973 est celle où il doit gérer cette sortie, tout en s’efforçant de laisser au sud du 17e parallèle un État indépendant pour ne pas perdre toute crédibilité (Hanhimäki, 2008, p. 54).
Une enquête de l’armée révèle que 35 % des soldats ont consommé de l’héroïne durant leur séjour au Vietnam et que 20 % d’entre eux y ont développé une addiction. Nombre de soldats rentrent avec ce problème et leurs filières d’approvisionnement qui expliquent, au moins partiellement, les problèmes du trafic et de la consommation de drogues aux U.S.A. (Portes, 2008, p. 245).
Au Cambodge, publication de l’ouvrage d’Ith Sarin sous le titre de Sradach neng proleung (Regrets for the Khmer Soul, Regrets d’une âme khmère, voir bibliographie). Il a été écrit par un ancien inspecteur d’académie qui a rejoint les maquis communistes en 1972. Profondément déçu par son expérience, il apporte un témoignage précis et éclairant sur le régime des KR avant 1975. Cet ouvrage qui deviendra temporairement un best-seller à Phnom Penh apporte des révélations sur le régime des Khmers rouges : l’existence de l’Angkar Loeu (« l’organisation supérieure ») décrite comme une entité mystérieuse et omnipotente ; la collectivisation précoce (suppression de la propriété et mise en commun des repas) ; l’existence d’une discipline de fer reposant sur un système moral strict interdisant les jeux, l’alcool et régulant d’une main de fer les relations sociales ; la volonté de supprimer les influences étrangères et les « traditions féodales ». L’ouvrage apporte également des révélations sur la volonté des KR de s’émanciper de la tutelle vietnamienne. Il est aussi une dénonciation d’un régime totalitaire qui instaure un climat de peur permanente, d’austérité poussée à l’extrême, qui honnit les intellectuels et cultive un nationalisme racial visant à purifier la race khmère de toute influence étrangère, notamment vietnamienne (Becker, 1986, pp. 145-147).
Voici les évènements marquants de l'année 1973 :
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