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par Jean-François Jagielski

Mai 1988

Mai 88 : L’A.S.E.A.N. est toujours active. Le ministre des Affaires étrangères thaïlandais se rend à Moscou. A l’issue de sa visite, un communiqué est publié. On évoque la « nécessité d’un accord politique » mais on évoque aussi une date lointaine : 1990. Tout prouve donc que le processus qui s’amorce pour le Cambodge sera particulièrement long avec un chemin très pentu (Richer, 2009, pp. 87-88).


8 mai 88 : En France, réélection de François Mitterrand au poste de président de la République. Le gouvernement redevient à majorité socialiste. Le président entend se ressaisir du dossier cambodgien après la fin de la période de cohabitation. Rolland Dumas (Affaires étrangères) est chargé d’insister sur l’internationalisation du processus de paix et de prendre contact avec les 5 membres du conseil de sécurité de l’O.N.U. pour mettre à l’ordre du jour la question cambodgienne (Cambacérès, 2013, p. 306).


15 mai 88 : Début du retrait définitif des troupes d’U.R.S.S. d’Afghanistan (Bui Xuan Quang, 2000, p. 743).


16 mai 88 : Le premier ministre thaïlandais Prem rencontre Gorbatchev à Moscou (Bui Xuan Quang, 2000, p. 743).


18 mai 88 : Sihanouk demande à 58 pays de ne pas aider le Vietnam à combattre la famine qui y sévit et ce, jusqu’au retrait des troupes vietnamiennes du Cambodge.


24 mai 88 : Normalisation des relations diplomatiques entre la Chine et le Laos (Bui Xuan Quang, 2000, p. 743).


​25 mai 88 : Le Vietnam affirme retirer du Cambodge 50 000 soldats sur l’année en cours (Bui Xuan Quang, 2000, p. 743).

26 mai 88 : Le Vietnam affirme retirer du Cambodge 50 000 soldats sur l’année en cours. Le vice-ministre des Affaires étrangères vietnamien, Tran Quang Co, annonce qu’il est prêt à participer à une réunion informelle (« coktail-party ») sur le problème du Cambodge en juillet (voir 4 – 5 juillet) à Bogor (Indonésie) avec les différentes factions khmères à condition que l’A.S.E.A.N. y délègue un représentant. Il précise : « Il est exclu que le Vietnam discute directement avec le prince Sihanouk ou les autres factions khmères. » (Bui Xuan Quang, 2000, p. 743 ; Le Monde du 28 mai 1988).

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