1er février 80 : Nouveau coup d’arrêt de la libéralisation en Chine (ère Den Xiaoping). Arrestation d’intellectuels chinois (Bui Xuan Quang, 2000, p. 719).
3 – 4 février 80 : Consciente de sa vulnérabilité, la Chine refuse de considérer l’invasion de l’Afghanistan (voir décembre 1979) comme un cas de casus belli (Bui Xuan Quang, 2000, p. 719).
5 février 80 : Opérations de nettoyage vietnamiennes le long de la frontière khméro-vietnamienne (Bui Xuan Quang, 2000, p. 719).
5 - 8 février 80 : Visite de Heng Samrin (premier ministre cambodgien provietnamien) en U.R.S.S. Cette visite marque une totale unité de vue entre les deux pays (Bui Xuan Quang, 2000, p. 719).
6 février 80 : Organisation de la « Marche pour la survie du Cambodge » en vue de réagir à la récente décision des autorités thaïlandaises envers les réfugiés cambodgiens (voir 24 janvier). 150 personnalités (dont Joan Baez, Bernard-Henri Lévy) se joignent aux dirigeants de Médecins sans Frontières (M.S.F., Claude Malhuret, Rony Brauman) et font une opération de communication : des camions chargés de vivres arrivent à la frontière thaïlandaise pour exiger une « distribution directe » mais sont bloqués par les autorités de Phnom Penh qu’ils accusent de détourner les secours.
7 – 8 février 80 : Comme convenu le 19 janvier à Bangkok, Robert Jackson, nouveau sous secrétaire de l’O.N.U. en charge du Cambodge, organise une réunion à l’ambassade américaine de Genève avec les représentants des pays donateurs. Il réitère ses critiques quant au manque de clarté de la gestion financière mais affirme qu’à l’heure actuelle la question financière est grave car les crédits (largement dépassés) n’ont été prévus que jusque mars. Il appelle à la tenue d’une nouvelle conférence onusienne qui devra notamment trancher la question de la coopération du gouvernement Heng Sarim dont il faudrait éventuellement se passer s’il ne se montre pas plus coopératif qu’il ne l’a été jusqu’alors.
Jackson fait un point sur l’action des différents organismes qui interviennent à la frontière : le personnel de l’U.N.I.C.E.F. en Thaïlande fait son travail ; le C.I.C.R. est « professionnel » mais demeure peu diplomate avec les autorités locales et a des problèmes relationnels avec les nouvelles agences bénévoles ; l’U.N.H.C.R., d’ailleurs plus que réticent sur ce point, est incapable de prendre en charge la gestion de la frontière car il faudrait faire intervenir les agences américaines (les plus efficaces), ce qui ne manquerait pas de heurter les Vietnamiens et le gouvernement de Phnom Penh (Shawcross, 1985, pp. 233-235).
13 février 80 : Visite de Richard Holbrooke (secrétaire d’État américain pour l’Asie-Pacifique) et de l’amiral Long (commandant de la VIIe Flotte américaine du Pacifique) en Thaïlande (Bui Xuan Quang, 2000, p. 719).
25 février 80 : En Chine, Deng Xiaoping abandonne le poste de chef d’état-major des armées qu’il confie à l’un de ses fidèles, le général Dezhi (Bui Xuan Quang, 2000, p. 719).
29 février 80 : L’ambassade des États-Unis à Bangkok est devenue le centre nerveux de la déstabilisation de la R.P.K. et de la lutte secrète contre le Vietnam. La mission américaine à Bangkok opérant dans ce but compte alors pas moins de 126 personnes (contre 48 en 1975).
En Chine, fin des travaux du comité central du P.C.C. Expulsion du bureau politique de Wang Dongxing et de trois autres membres. L’ancien chef de la propagande, Hu Yaobang, est nommé secrétaire général du P.C.C. (Bui Xuan Quang, 2000, p. 719).