4 août 80 : Distribution de vivres par l’U.N.I.C.E.F. au camp de Nong Pru tenu par les KR. 1 000 femmes se présentent et la distribution se passe bien. Les choses se passent différemment au camp de Ta Prik : 4 000 femmes se présentent et seulement 1 000 obtiennent des vivres. Le nombre de femmes ira en augmentant lors des distributions suivantes (3 400 puis 6 000) car visiblement les KR tentent ainsi d’alimenter leurs troupes. Les autorités thaïlandaises (qui soutiennent les KR) se plaignent de ces carences (Shawcross, 1985, p. 316).
5 – 8 août 80 : Hanoi et Bangkok se disent déçues après la venue du secrétaire général de l’O.N.U. (Bui Xuan Quang, 2000, p. 721).
6 août 80 : Toujours au camp de Nong Pru arrivent 3 camions sans emblèmes pour distribuer des vivres. Ces livraisons se poursuivront durant tout le mois. Les fonctionnaires de l’U.N.I.C.E.F. ne parviennent pas à identifier l’origine des ces dons anonymes. En fait, les autorités thaïlandaises qui soutiennent les KR voient là un moyen de ravitailler leurs alliés en impliquant indirectement les organismes humanitaires censés être neutres (Shawcross, 1985, pp. 316-317).
15 août 80 : A l’approche d’un débat à l’O.N.U. sur le problème cambodgien, les pays de l’A.S.E.A.N. et Hanoi durcissent leurs positions (Bui Xuan Quang, 2000, p. 721).
30 août 80 : La Thaïlande rouvre sa frontière avec le Laos (allié des Vietnamiens et du gouvernement cambodgien provietnamien). C’est la fin d’un blocus économique qui avait été décidé suite à la récente incursion vietnamienne en Thaïlande (Bui Xuan Quang, 2000, p. 721).