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par Jean-François Jagielski

Septembre 1990

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Septembre 90 : Grâce à des fonds de l’U.S.A.I.D., une route stratégique est construite entre localité thaïlandaise de Taphrya et le Q.G. du F.N.L.P.K. à Thmar Puok.


3 - 4 septembre 90 : Sommet secret sino-vietnamien à Chengdu (Chine, province de Sichuan). La dimension secrète vise à éviter d’attirer  l’attention des U.S.A. et des pays de l’A.S.E.A.N. sur ces discussions. Cette  fois des personnalités de très haut niveau y participent : côté vietnamien, Nguyen Van Linh (secrétaire général du P.C.V., Nguyen Co Tach, ministre des Affaires étrangères jugé trop prosoviétique est absent), Do Muoi (premier ministre) ; Pham Van Dong (ancien premier ministre et membre du Bureau politique) ; côté chinois, Jiang Zemin (secrétaire général du P.C.C.) et Li Peng (premier ministre). On tombe d’accord  sur la création au Cambodge d’un Conseil national suprême regroupant les 4 factions (y compris les KR) sous la direction de Sihanouk. En échange, la Chine s’engage à réduire son soutien aux factions opposées à l’EdC (Regaud, 1992, p. 361).


5 septembre 90 : Les États-Unis font savoir qu’ils entendent renouer le dialogue avec Hun Sen (Richer, 2009, p. 91). Ils entendent démontrer ainsi qu’ils sont opposés à un retour des KR et tester le degré d’indépendance du régime de Phnom Penh à l’égard de son allié vietnamien (Regaud, 1992, p. 367).


9 – 10 septembre 90 : Nouvelle rencontre à Djakarta (Indonésie) des trois factions de la résistance avec Hun Sen. Ce dernier refuse toute idée d’une gouvernance onusienne pendant la période transitoire jusqu’aux élections. Il en revient à un accord quadripartite sur la base d’un seul Conseil national suprême (C.N.S.) constitué de 12 membres : 6 représentants du gouvernement provietnamien (Hun Sen), 2 du F.N.L.P.K. de Son Sann, 2 KR et 2 sihanoukistes (Richer, 2009, p. 91).

Examen du document-cadre des 5 membres permanents du Conseil de Sécurité. Accord de principe de toutes les parties, certaines questions demeurant cependant réservées.

Création du Conseil national suprême (C.N.S.) Le Gouvernement national du Cambodge (G.N.C., ex-G.C.K.D.) a six représentants tout comme l’État du Cambodge. Deux des plus hauts responsables historiques du mouvement Khmer rouge y siègent et retrouvent ainsi une légitimité internationale. Les parties cambodgiennes acceptent l’appel à une autolimitation des activités militaires. Remarquée poignée de main entre Hun Sen et Khieu Samphan. Sihanouk, absent, ne figure pas dans la liste des représentants du F.U.N.C.I.N.P.E.C. au Conseil national suprême (C.N.S.) (Cambacérès, 2013, pp. 311-312).


16 septembre 90 : Signe de rapprochement entre la Chine et le Vietnam, une délégation de sportifs vietnamiens aux Jeux asiatiques. Ils passent par la « porte de l’Amitié » et seront suivis deux jours plus tard par Giap qui empruntera le même chemin… (Regaud, 1992, p. 361)

17 septembre 90 : Remaniement au sein du gouvernement Hun Sen (Jennar, 1995, pp. 174-175).


​17 – 19 septembre 90 : Première réunion du C.N.S. dans un climat de discorde générale (Bui Xuan Quang, 2000, p. 774). Un paragraphe suggéré par Sihanouk stipule que le C.N.S. a autorité pour élire un treizième membre à sa tête. Cet addenda va bloquer les négociations durant 6 mois, car le régime de Phnom Penh estime que cette nomination de Sihanouk donne à la résistance un avantage numérique inacceptable. Ce dernier suggérera de porter à 14 le nombre de membres et de nommer Hun Sen vice-président. Les KR et Son Sann refusent cet arrangement qui les marginalisent (Regaud, 1992, pp. 372-373).

​19 septembre 90 : Dans le cadre des Jeux asiatiques (voir 16 septembre), et surtout signe du très récent réchauffement des relations vietnamo-chinoises (voir 3-4 septembre), Giap est reçu à Pékin comme hôte de marque à Pékin. Le vainqueur de Dien Bien Phu ne manque pas de déclarer que « le peuple vietnamien n’oubliera jamais le soutien colossal que le parti communiste, le gouvernement et le peuple chinois lui ont apporté dans sa longue lutte révolutionnaire. » (Le Monde du 21 septembre 1990)27 septembre 90 : Pour la première fois depuis 1979, le C.I.C.R. est autorisé à visiter, en application de ses règles propres, les prisons de l’État du Cambodge. Il peut aussi mener des activités hospitalières permanentes dans les provinces où ont lieu actuellement des combats (Banteay Meanchey et Battambang).

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