Mars 90 : Hun Sen (premier ministre) fait un constat plus optimiste que l’EdC l’avait initialement fait quant aux pertes de territoire : « Nous avions prévu dans l’hypothèse la plus pessimiste de perdre jusqu’à 30 % du territoire. Nous n’en avons perdu que 7 à 8 %. Nous avons fait mieux que nous pensions. On ne peut nous renverser par la force. » (cité in Regaud, 1992, p. 349)
Au Vietnam, Tran Xuan Bach, membre du bureau politique du P.C.V., est écarté de ses fonctions pour activités anti-parti (Regaud, 1992, p. 359).
1er mars 90 : Le Vietnam reconnaît qu’il aide l’État du Cambodge « de la manière la plus appropriée ». Y compris en faisant intervenir, de façon limitée mais réelle, ses troupes d'élite.
6 mars 90 : Le premier ministre thaïlandais Chatichai Choonhavan propose la création d’un camp neutre pour les réfugiés cambodgiens afin de les libérer de toute contrainte politique.
12 - 13 mars 90 : Réunion à Paris des 5 membres permanents du Conseil de Sécurité. Accord sur l’élaboration d’un processus électoral au Cambodge. Les 5 grands proposent que le Conseil national suprême (C.N.S.) occupe la place du G.C.K.D. à l’O.N.U. Mais ils laissent aux différentes factions le soin de décider de la composition de cet organe représentatif. Ce dernier point va bloquer pendant un an : le C.N.S. doit-il être composé d’un nombre égal de représentant des 4 parties ou les 3 factions de la résistance doivent-elle accepter un solution de type 6 + 6 (6 membres de l’EdC + 6 membres de la résistance) ?
27 mars 90 : En Thaïlande, retraite du commandant en chef des forces armée, le général Chaovalit. Il sera nommé ministre de la Défense puis premier ministre (Bui Xuan Quang, 2000, p. 775).
30 mars 90 : Deuxième mission technique de l’O.N.U. pour étudier les aspects administratifs d’une éventuelle opération onusienne.