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Janvier 43 : Selon une note du ministère des Affaires étrangères du 2 septembre 1946 ont lieu les premiers contacts entre les Américains et le VM. Ils sont l’œuvre d’« un trio de businessmen cosmopolites » : un Américain d’origine canadienne, Gordon, proche de l’O.S.S. ; un Chinois, Tan ; un métis sino-belge, Simon Yu. Gordon est un « ancien agent de la Texaco à Haïphong » et « un marchand de renseignements » travaillant « pour le compte de l’O.S.S. et surtout dans son intérêt personnel ». « Il est l’homme du jour qui tire les ficelles en coulisse du drame indochinois. En janvier 1943, aidé de Simon Yu, Gordon établit la première liaison avec les éléments révolutionnaires annamites, le Vietminh de demain, à Longtcheou. A cette époque, il leur procure la somme d’un million de dollars chinois par mois soit 300 000 $. » Selon cette même source très peu favorable à la présence américaine en Indochine, c’est Gordon qui, en 1945, attirera l’attention du colonel Heppner (chef de l’O.S.S. en Chine) de l’opportunité d’utiliser le VM dans le cadre la résistance antijaponaise (DDF, 2004, tome 2, document n° 129, pp. 312-319). | |||
14 - 24 janvier 43 : '''Conférence de Casablanca'''. De Gaulle, qui l’a rejoint le 21, rejette un arbitrage international sur les questions ne concernant que la France et ses colonies. La rencontre entre De Gaulle et Roosevelt est glaciale : les deux hommes ne s’apprécient pas mais se ménagent (De Gaulle, 2000, pp. 342-343), quoi qu’en dise le premier dans un compte rendu de l’époque cité dans ses mémoires (De Gaulle 2, 1956, p. 441). De Gaulle se refuse à « leur [Churchill et Roosevelt] reconnaître aucune sorte de qualité pour régler la question des pouvoirs dans l’Empire français. » (De Gaulle, 2000 pp. 340-341) L’Empire français est une question française qui doit être réglée sans injonctions étrangères. Pour Roosevelt, De Gaulle n’est alors qu’un autocrate dont il faut se méfier. | 14 - 24 janvier 43 : '''Conférence de Casablanca'''. De Gaulle, qui l’a rejoint le 21, rejette un arbitrage international sur les questions ne concernant que la France et ses colonies. La rencontre entre De Gaulle et Roosevelt est glaciale : les deux hommes ne s’apprécient pas mais se ménagent (De Gaulle, 2000, pp. 342-343), quoi qu’en dise le premier dans un compte rendu de l’époque cité dans ses mémoires (De Gaulle 2, 1956, p. 441). De Gaulle se refuse à « leur [Churchill et Roosevelt] reconnaître aucune sorte de qualité pour régler la question des pouvoirs dans l’Empire français. » (De Gaulle, 2000 pp. 340-341) L’Empire français est une question française qui doit être réglée sans injonctions étrangères. Pour Roosevelt, De Gaulle n’est alors qu’un autocrate dont il faut se méfier. | ||
Dernière version du 10 septembre 2026 à 07:50
Janvier 43 : Selon une note du ministère des Affaires étrangères du 2 septembre 1946 ont lieu les premiers contacts entre les Américains et le VM. Ils sont l’œuvre d’« un trio de businessmen cosmopolites » : un Américain d’origine canadienne, Gordon, proche de l’O.S.S. ; un Chinois, Tan ; un métis sino-belge, Simon Yu. Gordon est un « ancien agent de la Texaco à Haïphong » et « un marchand de renseignements » travaillant « pour le compte de l’O.S.S. et surtout dans son intérêt personnel ». « Il est l’homme du jour qui tire les ficelles en coulisse du drame indochinois. En janvier 1943, aidé de Simon Yu, Gordon établit la première liaison avec les éléments révolutionnaires annamites, le Vietminh de demain, à Longtcheou. A cette époque, il leur procure la somme d’un million de dollars chinois par mois soit 300 000 $. » Selon cette même source très peu favorable à la présence américaine en Indochine, c’est Gordon qui, en 1945, attirera l’attention du colonel Heppner (chef de l’O.S.S. en Chine) de l’opportunité d’utiliser le VM dans le cadre la résistance antijaponaise (DDF, 2004, tome 2, document n° 129, pp. 312-319).
14 - 24 janvier 43 : Conférence de Casablanca. De Gaulle, qui l’a rejoint le 21, rejette un arbitrage international sur les questions ne concernant que la France et ses colonies. La rencontre entre De Gaulle et Roosevelt est glaciale : les deux hommes ne s’apprécient pas mais se ménagent (De Gaulle, 2000, pp. 342-343), quoi qu’en dise le premier dans un compte rendu de l’époque cité dans ses mémoires (De Gaulle 2, 1956, p. 441). De Gaulle se refuse à « leur [Churchill et Roosevelt] reconnaître aucune sorte de qualité pour régler la question des pouvoirs dans l’Empire français. » (De Gaulle, 2000 pp. 340-341) L’Empire français est une question française qui doit être réglée sans injonctions étrangères. Pour Roosevelt, De Gaulle n’est alors qu’un autocrate dont il faut se méfier.