Dernière modification le il y a 7 heures
par Jean-François Jagielski

« Novembre 1971 » : différence entre les versions

Aucun résumé des modifications
Aucun résumé des modifications
 
Ligne 16 : Ligne 16 :




22 novembre 71 : Suite au rapprochement sino-américain, Mao et Zhou Enlaï se défendent de faire pression sur la diplomatie n-v mais les incitent dans les faits à négocier avec les Américains pour mettre un terme à la guerre. Le 22, Mao demande personnellement à Pham Van Dong (premier ministre) de repousser la libération du S-V. Appel auquel les N-V, selon une habitude rôdée, resteront sourds avec l’envahissement de la D.M.Z. en mars et avril 1972, avec le déclenchement de l’offensive de Pâques (Marangé, 2012, p. 347).
 
​22 novembre 71 : Les relations entre la Chine et le Vietnam se tendent. Mao conseille à Pham Van Dong (premier ministre n-v) d’accepter une solution négociée au conflit qui laisserait Thieu en fonction au S-V. Or le N-V exige sa déposition avant tout accord de paix.
 
Suite au rapprochement sino-américain, Mao et Zhou Enlaï, tout en se défendant de faire pression sur la diplomatie n-v, incitent leur allié à négocier avec les Américains pour mettre un terme au conflit. Le 22, Mao demande personnellement à Pham Van Dong de repousser la libération du S-V. Appel auquel les N-V, selon une habitude rôdée, resteront sourds avec le franchissement de la D.M.Z. en mars et avril 1972 et le déclenchement de l’offensive de Pâques. De son côté, Pham Van Dong demande à Mao d’annuler la venue de Nixon en Chine mais essuie un refus (Marangé, 2012, p. 347 ; Coppolani, 2024, p. 525).

Dernière version du 4 juin 2026 à 14:05

Novembre 71 : Russes et Chinois, malgré leurs dissensions, continuent à alimenter l’armée n-v en matériel lourd : tanks, missiles sol-air et camions passant par la piste HCM. Trois divisions n-v sont déployées entre la frontière du Cambodge et du S-V. Même processus au nord de la zone démilitarisée et donc prémices d’une attaque massive des troupes N-V. Ce qu’annoncent par ailleurs certaines déclarations de Giap.


3 novembre 71 : Les Américains donne un accord laconique pour une rencontre le 20 novembre. Ils apprennent que Le Duc Tho, « malade », ne sera pas présent. Seul Xuan Thuy pourrait en être. Or, depuis longtemps, ce n’est plus lui qui a pouvoir pour négocier. Les N-V ne proposent pas de nouvelle date. Le 19, les Américains repoussent cette rencontre mal engagée. Aucune réponse des N-V (Kissinger 2, 1979, pp. 1 096-1 097).


5 novembre 71 : Le Sénat et la chambre des Représentants votent une version l’amendement Mansfield qui exige « la fin des opérations militaires », « l’évacuation rapide des troupes se trouvant en Indochine » si les prisonniers américains sont libérés. Le délai de 6 mois de la première mouture de l’amendement a disparu mais le président doit fixer clairement une date d’évacuation.

Selon Kissinger, ce qui sauve la mise est le fait que « les Nord-Vietnamiens étaient, eux-aussi, au bout de leur rouleau » du fait de l’usure de leurs réserves mais aussi des avancées diplomatiques des U.S.A. auprès de la Chine et l’U.R.S.S. (Kissinger 2, 1979, pp. 1 098-         1 099). Ces deux arguments, chers à Kissinger, nous paraissent pour le moins discutables : les préparatifs de la future offensive de Pâques ont démarré (apport de troupes par la piste HCM) ; la diplomatie n-v est et demeure indépendante tant à l’égard de la Chine que de l’U.R.S.S.


12 novembre 71 : Nixon annonce un retrait complémentaire de 45 000 soldats.


17 novembre 71 : Éditorial du New York Times qui reproche à Nixon de ne pas répondre « aux ouvertures faites au mois de juillet par le Vietcong dans sa réponse en sept points qui est restée, pour la plus grande partie, sans réponse depuis quatre mois. » (Kissinger 2, 1979, p.     1 098)


​22 novembre 71 : Les relations entre la Chine et le Vietnam se tendent. Mao conseille à Pham Van Dong (premier ministre n-v) d’accepter une solution négociée au conflit qui laisserait Thieu en fonction au S-V. Or le N-V exige sa déposition avant tout accord de paix.

Suite au rapprochement sino-américain, Mao et Zhou Enlaï, tout en se défendant de faire pression sur la diplomatie n-v, incitent leur allié à négocier avec les Américains pour mettre un terme au conflit. Le 22, Mao demande personnellement à Pham Van Dong de repousser la libération du S-V. Appel auquel les N-V, selon une habitude rôdée, resteront sourds avec le franchissement de la D.M.Z. en mars et avril 1972 et le déclenchement de l’offensive de Pâques. De son côté, Pham Van Dong demande à Mao d’annuler la venue de Nixon en Chine mais essuie un refus (Marangé, 2012, p. 347 ; Coppolani, 2024, p. 525).

💬 Commentaires

Chargement en cours...