(Page créée avec « Né en 1893 au Texas. Il occupe un poste d’instituteur avant de s’engager dans l’armée durant la PGM. Il n’apprendra le métier de pilote de chasse que tardivement mais sera alors considéré comme un as de l’aviation. Dans les années 1930, il s’oppose à la doctrine officielle de l’''US Army Air Corps'' qui privilégie les bombardements lourds au détriment de la chasse et d’une stricte défense purement tactique. Ses désaccords avec sa hiéra... ») |
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Dernière version du 22 mai 2026 à 16:34
Né en 1893 au Texas. Il occupe un poste d’instituteur avant de s’engager dans l’armée durant la PGM. Il n’apprendra le métier de pilote de chasse que tardivement mais sera alors considéré comme un as de l’aviation. Dans les années 1930, il s’oppose à la doctrine officielle de l’US Army Air Corps qui privilégie les bombardements lourds au détriment de la chasse et d’une stricte défense purement tactique. Ses désaccords avec sa hiérarchie et une surdité partielle le poussent à une retraite prématurée dès 1937.
Il est alors approché par le gouvernement nationaliste de Tchang Kaï-chek pour évaluer et conseiller l’armée de l’air chinoise régulièrement décimée par les Japonais. Durant la SGM, Chennault parvient à convaincre le président Roosevelt d’autoriser secrètement le recrutement de pilotes américains qui deviennent les Flying Tigers. C’est un succès. Entre 1941 et 1942, ses pilotes parviennent au moyen d’une centaine d’avions à détruire 300 appareils japonais. Leur réputation défraie la chronique aux U.S.A. alors que le pays est en difficulté face aux Japonais dans le Pacifique. En 1941, Chennault réintègre l’armée et est promu général commandant la 14th Air Force en Chine. Toutefois une féroce rivalité avec le commandant des forces terrestres, le général Joseph Stiwell, entraînera sa démission en juillet 1945, juste avant la capitulation japonaise.
En mars 1945, HCM qui se bat avec ses partisans contre l’occupation japonaise a l’habitude de venir en aide aux pilotes américains abattus. Lui et Chennault se retrouveront à Kunming et le chef du VM obtiendra du général américain une photo dédicacée. Le leader du VM, excellent propagandiste, parviendra grâce à elle à convaincre ses partisans (et ses ennemis français) qu’il bénéficie alors d’un ferme soutien des Américains. Suite à ce premier contact, Chennault facilitera les contacts entre l’O.S.S. et le VM. Ce dernier obtiendra même quelques armes américaines pour lutter contre les Japonais (puis les Français) et son leader deviendra brièvement l’« Agent 19 » de l’O.S.S. Mais dès la fin de 1945, Chennault, ferme soutien de Tchang Kaï-check et anticommuniste convaincu, mettra fin à toute relation avec un VM qui s’avère être totalement prosoviétique.
En 1949, avec la défaite complète des armées chinoises nationalistes et la victoire des forces communistes en Chine, Chennault et ses « tigres volants » se replient à Taïwan où il crée une compagnie aérienne privée, la Civil Air Transport (C.A.T.) qui sera ultérieurement rachetée secrètement par la C.I.A. Dès 1950, les Américains soutenant les Français en Indochine, la C.A.T. effectue des missions de transport de troupes, de munitions et de troupes aux côtés de l’armée française dont l’aviation est et demeurera toujours défaillante, faute de moyens. En 1954, les pilotes de Chennault opèreront discrètement des parachutages lors du siège de Dien Bien Phu, y perdant quelques pilotes.
Chennault avait tenté par le biais de son épouse d’origine chinoise, Anna (voir sa fiche biographique), d’exercer des pressions dans les milieux républicains pour obtenir une intervention plus directe visant à attaquer les lignes de ravitaillement du VM depuis la Chine, sans toutefois obtenir un feu vert d’Eisenhower qui n’entendait pas s’impliquer directement dans la guerre d’Indochine française.