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3 août 79 : Du fait d’un exode massif de population vers la frontière thaïlandaise, le C.I.C.R. et l’U.N.I.C.E.F. annoncent que 2,5 millions de Cambodgiens risquent de mourir de faim, d’épuisement et de maladie. Début d’une mobilisation humanitaire internationale. L'aide humanitaire, qui afflue vers les camps en transitant par les Forces armées royales thaïlandaises permet, sans le vouloir, aux troupes khmères rouges à se remettre sur pied en la détournant. | 3 août 79 : Du fait d’un exode massif de population vers la frontière thaïlandaise, le C.I.C.R. et l’U.N.I.C.E.F. annoncent que 2,5 millions de Cambodgiens risquent de mourir de faim, d’épuisement et de maladie. Début d’une mobilisation humanitaire internationale. L'aide humanitaire, qui afflue vers les camps en transitant par les Forces armées royales thaïlandaises permet, sans le vouloir, aux troupes khmères rouges à se remettre sur pied en la détournant. | ||
9 - 16 août 79 : Deuxième mission de reconnaissance C.I.C.R. - U.N.I.C.E.F. à Phnom Penh par François Bugnion et Jacques Beaumont (voir 11 juillet). Elle arrive avec un premier vol chargé d’amener des secours dans la capitale cambodgienne. Les démarches ont été longues et fastidieuses du fait des autorités vietnamiennes mais l’aide a pu parvenir en l’espace de 3 semaines par rapport à leur première visite. Tous les vols venant de Bangkok transitent par Ho Chi Minh-Ville. 4,4 tonnes de médicaments ont cependant été apportés. Les deux hommes peuvent cette fois demeurer plus longtemps sur place. Ils estiment la situation très préoccupante : anémie, malnutrition généralisée, absence de véhicules (une ambulance et aucun camion au ministère de la Santé). Les ministères manquent de tout (Shawcross, 1985, pp. 112-113). | |||
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15 - 19 août 79 : Un tribunal populaire révolutionnaire provietnamien siège à Phnom Penh. II déclare Pol Pot et Ieng Sary coupables de « crime de génocide » et les condamne à la peine de mort par contumace (Ruscio, 2008, pp. 122-123 et p. 125). Les autorités vietnamiennes estiment à 500 le nombre de Cambodgiens et d’étrangers venus assister à ce procès de type stalinien. Sa tenue, avec une débauche de moyens superflus dans un pays ruiné, paraît ubuesque aux représentants de l’O.N.U. venus sur place (Shawcross, 1985, pp. 114-115). | |||
26 août 79 : Arrivée à Phnom Penh de John Howard, représentant britannique du Comité d’Oxford contre la Faim (Oxfam), la plus grande O.N.G. britannique (Shawcross, 1985, pp. 115-116). | |||
29 - 30 août 79 : Troisième mission U.N.I.C.E.F. - C.I.C.R. au Cambodge. | 29 - 30 août 79 : Troisième mission U.N.I.C.E.F. - C.I.C.R. au Cambodge. | ||
Version du 6 janvier 2026 à 13:29
Août 79 : Nguyen Co Tach, ministre des affaires étrangères du Vietnam, refuse toute discussion sur le sort du Cambodge. Il déclare : « La situation au Cambodge est irréversible. » L’occupation du pays durera en effet jusqu’en 1989 quoiqu’en dise la Chine qui lui a rétorqué : « La tâche urgente en ce qui concerne le Cambodge est de forcer le Vietnam à se retirer du pays. » (cité in Richer, 2009, p. 80) Selon le même, l’exode des boat people pourrait durer encore plusieurs années et le nombre de réfugiés atteindre les trois millions (Regaud, 1992, p. 169).
Nouvel exode massif de populations cambodgiennes vers la frontière thaïlandaise.
3 août 79 : Du fait d’un exode massif de population vers la frontière thaïlandaise, le C.I.C.R. et l’U.N.I.C.E.F. annoncent que 2,5 millions de Cambodgiens risquent de mourir de faim, d’épuisement et de maladie. Début d’une mobilisation humanitaire internationale. L'aide humanitaire, qui afflue vers les camps en transitant par les Forces armées royales thaïlandaises permet, sans le vouloir, aux troupes khmères rouges à se remettre sur pied en la détournant.
9 - 16 août 79 : Deuxième mission de reconnaissance C.I.C.R. - U.N.I.C.E.F. à Phnom Penh par François Bugnion et Jacques Beaumont (voir 11 juillet). Elle arrive avec un premier vol chargé d’amener des secours dans la capitale cambodgienne. Les démarches ont été longues et fastidieuses du fait des autorités vietnamiennes mais l’aide a pu parvenir en l’espace de 3 semaines par rapport à leur première visite. Tous les vols venant de Bangkok transitent par Ho Chi Minh-Ville. 4,4 tonnes de médicaments ont cependant été apportés. Les deux hommes peuvent cette fois demeurer plus longtemps sur place. Ils estiment la situation très préoccupante : anémie, malnutrition généralisée, absence de véhicules (une ambulance et aucun camion au ministère de la Santé). Les ministères manquent de tout (Shawcross, 1985, pp. 112-113).
11 août 79 : Dans un article du journal Le Monde, Lionel Jospin (n° 2 du parti socialiste français) évoque pour la première fois une solution politique au Cambodge par le biais d’une conférence internationale où seraient invitées toutes les factions autour d’un leader, Sihanouk. Il préconise que les futures élections soient contrôlées par l’O.N.U. (Cambacérès, 2013, p. 273 ; Le Monde du 11 août 1979).
15 - 19 août 79 : Un tribunal populaire révolutionnaire provietnamien siège à Phnom Penh. II déclare Pol Pot et Ieng Sary coupables de « crime de génocide » et les condamne à la peine de mort par contumace (Ruscio, 2008, pp. 122-123 et p. 125). Les autorités vietnamiennes estiment à 500 le nombre de Cambodgiens et d’étrangers venus assister à ce procès de type stalinien. Sa tenue, avec une débauche de moyens superflus dans un pays ruiné, paraît ubuesque aux représentants de l’O.N.U. venus sur place (Shawcross, 1985, pp. 114-115).
26 août 79 : Arrivée à Phnom Penh de John Howard, représentant britannique du Comité d’Oxford contre la Faim (Oxfam), la plus grande O.N.G. britannique (Shawcross, 1985, pp. 115-116).
29 - 30 août 79 : Troisième mission U.N.I.C.E.F. - C.I.C.R. au Cambodge.
31 août 79 : Création, à Soeung (province de Battambang) du Mouvement de Libération Nationale du Kampuchéa (Moulinaka) par Kong Sileah, ancien capitaine de la marine et Nhem Sophonn, ancien officier parachutiste sous Lon Lol. Le mouvement fait allégeance à Sihanouk. Au moment de la création de l’A.N.S. (voir 1er mai 1981), il comptera 700 hommes armés (Regaud, 1992, p. 87).
À Phnom Penh, l’aéroport de Pochentong est rouvert. Deux lignes sont desservies : l’une vers Hanoï, l’autre vers Ho Chi Minh Ville.