Aucun résumé des modifications |
Aucun résumé des modifications |
||
| Ligne 13 : | Ligne 13 : | ||
10 août 89 : A Paris, premier raidissement des Chinois pour aider les KR toujours très contestés (Bui Xuan Quang, 2000, p. 752). | 10 août 89 : A Paris, premier raidissement des Chinois pour aider les KR toujours très contestés (Bui Xuan Quang, 2000, p. 752). Le journal ''Le Monde'' rapporte en effet un article de l’agence d’État ''Chine nouvelle'' qui soutient Sihanouk et revient sur la présence vietnamienne au Cambodge qui est estimée à 1,3 millions d’individus. Leur présence est, selon le prince, « d'une nature politique et militaire puisqu'ils sont envoyés par le gouvernement vietnamien de manière systématique et avec un objectif précis. Ces colons se sont rassemblés dans les régions situées sur les rives du lac Tonle Sap et du Mékong, ont contraint les habitants à se retirer dans des régions plus reculées, et se sont emparés de leurs terres arables fertiles ». Selon l’agence chinoise, ils « ont leurs propres forces armées d'autodéfense, dont les effectifs sont de deux cent mille hommes, et qui constituent de facto la deuxième armée vietnamienne au Cambodge. » En conséquence, le « Kampuchéa démocratique a parfaitement le droit d’exiger que les forces armées d’autodéfense des colons soient incluses dans l’ensemble des troupes vietnamiennes qui doivent être retirées. » Hun Sen réplique en affirmant qu’ils ne sont que 90 000 et qu’ils ne sont pas plus expulsables que les Chinois (''Le Monde'' du 12 août 1989 ; Regaud, 1992, p. 330) | ||
| Ligne 25 : | Ligne 25 : | ||
22 août 89 : Deng Xiaoping fête ses 85 ans. Depuis le massacre de la place Tien Anmen, il est fortement en retrait de la vie publique chinoise. Les purges se poursuivent (Bui Xuan Quang, 2000, p. 752). | 22 août 89 : Deng Xiaoping fête ses 85 ans. Depuis le massacre de la place Tien Anmen, il est fortement en retrait de la vie publique chinoise. Les purges se poursuivent (Bui Xuan Quang, 2000, p. 752). | ||
Le journal ''Le Monde'' revient sur le principal point de blocage de la conférence de Paris : « A une semaine du retour à Paris des ministres des affaires étrangères pour y clore la conférence internationale sur le Cambodge ouverte le 30 juillet, les travaux, en commission, buttent toujours sur un point essentiel : l'organisation du pouvoir pendant la transition entre un cessez-le-feu et des élections générales. Quelle place réserver aux Khmers rouges lors de cette transition ? Telle est la principale pomme de discorde. » (''Le Monde'' du 22 août 1989) | |||
| Ligne 36 : | Ligne 39 : | ||
28 août 89 : Reprise de la session plénière de la conférence de Paris. | |||
| |||
| |||
| |||
| |||
30 août 89 : '''La conférence de Paris suspend ses travaux. Une dizaine de points d’accord ont été enregistrés, mais il a été impossible de trouver un accord global sur l’organisation du pouvoir pendant la période de transition.''' '''Au centre des divergences : le statut des Khmers rouges.''' Pendant les travaux, Sihanouk a demandé qu’il ne soit plus fait usage du mot « génocide » lorsqu’on évoque la période des Khmers rouges. | 30 août 89 : '''La conférence de Paris suspend ses travaux. Une dizaine de points d’accord ont été enregistrés, mais il a été impossible de trouver un accord global sur l’organisation du pouvoir pendant la période de transition.''' '''Au centre des divergences : le statut des Khmers rouges.''' Pendant les travaux, Sihanouk a demandé qu’il ne soit plus fait usage du mot « génocide » lorsqu’on évoque la période des Khmers rouges. | ||
Dernière version du 27 décembre 2025 à 18:33
1er août 89 : Les militaires chinois sont loués par les autorités pour leur action face à la « rébellion antirévolutionnaire » (Bui Xuan Quang, 2000, p. 752).
4 août 89 : Présentation du film The Killing Fields (La Déchirure) à Phnom Penh devant 600 personnes en présence du réalisateur Roland Joffé, du journaliste américain Sydney Schanberg, du journaliste cambodgien Dith Pran et de l’acteur cambodgien qui incarne ce dernier dans le film, le Dr Haing Ngor.
5 août 89 : Attaque par des pirates au large de Kuala Lumpur d’une embarcation vietnamienne transportant 58 hommes, 15 femmes et 11 enfants. Il n’y aura que 5 survivants (Bui Xuan Quang, 2000, p. 752).
7 - 15 août 89 : Mission d’exploration et d’information envoyée par le Secrétaire général de l’O.N.U. (Javier Pérez de Cuéllar) en vue de fournir des indications techniques à la conférence de Paris dans l’hypothèse d’une opération de l’O.N.U. au Cambodge. Peu de temps est consacré aux observations sur le terrain.
A Paris, en marge de la conférence, reprise d’un dialogue entre Pékin et Hanoi (Bui Xuan Quang, 2000, p. 752).
10 août 89 : A Paris, premier raidissement des Chinois pour aider les KR toujours très contestés (Bui Xuan Quang, 2000, p. 752). Le journal Le Monde rapporte en effet un article de l’agence d’État Chine nouvelle qui soutient Sihanouk et revient sur la présence vietnamienne au Cambodge qui est estimée à 1,3 millions d’individus. Leur présence est, selon le prince, « d'une nature politique et militaire puisqu'ils sont envoyés par le gouvernement vietnamien de manière systématique et avec un objectif précis. Ces colons se sont rassemblés dans les régions situées sur les rives du lac Tonle Sap et du Mékong, ont contraint les habitants à se retirer dans des régions plus reculées, et se sont emparés de leurs terres arables fertiles ». Selon l’agence chinoise, ils « ont leurs propres forces armées d'autodéfense, dont les effectifs sont de deux cent mille hommes, et qui constituent de facto la deuxième armée vietnamienne au Cambodge. » En conséquence, le « Kampuchéa démocratique a parfaitement le droit d’exiger que les forces armées d’autodéfense des colons soient incluses dans l’ensemble des troupes vietnamiennes qui doivent être retirées. » Hun Sen réplique en affirmant qu’ils ne sont que 90 000 et qu’ils ne sont pas plus expulsables que les Chinois (Le Monde du 12 août 1989 ; Regaud, 1992, p. 330)
17 août 89 : Troisième « rapatriement volontaire » par Hong-Kong de 121 boat-people vietnamiens (Bui Xuan Quang, 2000, p. 752).
18 août 89 : Pékin dément le limogeage du ministre de la Défense Qin Jiwei. La Chine est sur la sellette à la sous-commission de l’O.N.U. sur les Droits de l’Homme.
A la Conférence de Paris, premiers affrontements violents sur l’organisation du pouvoir pendant la période de transition. Les Chinois demeurent intransigeants dans leur soutien aux KR (Bui Xuan Quang, 2000, p. 752).
22 août 89 : Deng Xiaoping fête ses 85 ans. Depuis le massacre de la place Tien Anmen, il est fortement en retrait de la vie publique chinoise. Les purges se poursuivent (Bui Xuan Quang, 2000, p. 752).
Le journal Le Monde revient sur le principal point de blocage de la conférence de Paris : « A une semaine du retour à Paris des ministres des affaires étrangères pour y clore la conférence internationale sur le Cambodge ouverte le 30 juillet, les travaux, en commission, buttent toujours sur un point essentiel : l'organisation du pouvoir pendant la transition entre un cessez-le-feu et des élections générales. Quelle place réserver aux Khmers rouges lors de cette transition ? Telle est la principale pomme de discorde. » (Le Monde du 22 août 1989)
24 août 89 : A la Conférence de Paris, malgré les compromis proposés par Roland Dumas, les chefs des délégations représentant l’O.N.U. et l’A.S.E.A.N, il est clair que les positions des uns et des autres demeurent trop tranchées pour aboutir à un accord entre les 4 factions. Le secrétaire d’État américain James Becker et le ministre des Affaires étrangères chinois Qian Qichen ont annoncé qu’ils ne participeraient pas à la Conférence ministérielle finale pour « défaut de progrès significatifs » (Bui Xuan Quang, 2000, p. 752).
26 août 89 : Le H.C.R. signale de graves difficultés financières. Afflux de boat-people vietnamiens au Japon (Bui Xuan Quang, 2000, p. 752).
27 août 89 : Sihanouk démissionne de la présidence du F.U.N.C.I.N.P.E.C. pour protester contre les dissensions internes au sein de son parti. Il a quitté la présidence de la coalition tripartite depuis le 10 juillet 1988. Il note cependant une « impatience générale pour un règlement avec tout le monde – excepté les Khmers rouges [car] c’est leur habitude de saboter les négociations. » (cité in Richer, 2009, p. 89). Il est toutefois conscient que rien ne peut aboutir sans leur participation.
28 août 89 : Reprise de la session plénière de la conférence de Paris.
30 août 89 : La conférence de Paris suspend ses travaux. Une dizaine de points d’accord ont été enregistrés, mais il a été impossible de trouver un accord global sur l’organisation du pouvoir pendant la période de transition. Au centre des divergences : le statut des Khmers rouges. Pendant les travaux, Sihanouk a demandé qu’il ne soit plus fait usage du mot « génocide » lorsqu’on évoque la période des Khmers rouges.