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par Jean-François Jagielski

« Décembre 1959 » : différence entre les versions

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Décembre 59 : Le Laos traverse une crise politique majeure qui déstabilise le gouvernement et accélère le basculement du pays dans la guerre civile.
Le premier ministre Phoui Sananikone qui tentait de maintenir une ligne modérée est pris en étau entre la guérilla communiste du Pathet Lao et la droite nationaliste pro-américaine.
29 – 30 décembre 59 : Sous la pression de l’armée laotienne, Phoui Sananikone est contraint de présenter sa démission. Le général pro-américain Phoumi Nosavan, soutenu par la Thaïlande, prend le pouvoir avec le soutien de l’armée. Le principe de neutralité du Laos n’est alors plus qu’une chimère. S’ensuivront en avril 1960 des élections truquées soutenues par les Américains.  
31 décembre 59 : Lors de sa onzième session, adoption par l’assemblée nationale à l’unanimité du nouveau texte constitutionnel de la R.D.V.N. qui sera promulgué le lendemain. C’est au cours de cette même session qu’est également adoptée une nouvelle loi électorale en vue des élections du 8 mai 1960 (Fall, 1960, p. 58).
31 décembre 59 : Lors de sa onzième session, adoption par l’assemblée nationale à l’unanimité du nouveau texte constitutionnel de la R.D.V.N. qui sera promulgué le lendemain. C’est au cours de cette même session qu’est également adoptée une nouvelle loi électorale en vue des élections du 8 mai 1960 (Fall, 1960, p. 58).


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​Fin 59 : Hanoi commence à envoyer plusieurs centaines de cadres au S-V pour épauler le jeune Front national de libération (F.N.L.). Leur mission est moins de stimuler la lutte que de l’organiser et ainsi de contrôler politiquement le Front. Ils sont généralement originaires du Sud et ont été formés après 1954 dans le Nord. Pham Van Dong devient le président de l’Association des anciens Résistants, c’est-à-dire ceux qui ont échappé à l’appareil de répression diémiste. Elle rassemble tous les vétérans du VM et deviendra ultérieurement le Parti révolutionnaire du Peuple (P.R.P.) (Burchett, 1965, p. 79).
 
​​Fin 59 : Hanoi commence à envoyer plusieurs centaines de cadres au S-V pour épauler le jeune Front national de libération (F.N.L.). Leur mission est moins de stimuler la lutte que de l’organiser et ainsi de contrôler politiquement le Front. Ils sont généralement originaires du Sud et ont été formés après 1954 dans le Nord. Pham Van Dong devient le président de l’Association des anciens Résistants, c’est-à-dire ceux qui ont échappé à l’appareil de répression diémiste. Elle rassemble tous les vétérans du VM et deviendra ultérieurement le Parti révolutionnaire du Peuple (P.R.P.) (Burchett, 1965, p. 79).


Une proclamation dénonce « la dictature fasciste de la famille des Ngo » qui incite le peuple « à prendre les armes pour se défendre ». L’objectif étant l’instauration d’un « gouvernement démocratique d’union nationale » qui respectera les accords de Genève et ouvrira la voie de la réunification avec le Nord (Chaffard, 1969, pp. 233-234). Selon Burchett, le mot d’ordre du VC à cette époque est donc : « La violence pour se défendre ». Ce qui n’empêche toutefois pas des attaques contre les forces gouvernementales pour se procurer de l’armement (Burchett, 1965, p. 12).
Une proclamation dénonce « la dictature fasciste de la famille des Ngo » qui incite le peuple « à prendre les armes pour se défendre ». L’objectif étant l’instauration d’un « gouvernement démocratique d’union nationale » qui respectera les accords de Genève et ouvrira la voie de la réunification avec le Nord (Chaffard, 1969, pp. 233-234). Selon Burchett, le mot d’ordre du VC à cette époque est donc : « La violence pour se défendre ». Ce qui n’empêche toutefois pas des attaques contre les forces gouvernementales pour se procurer de l’armement (Burchett, 1965, p. 12).

Dernière version du 26 juillet 2026 à 10:23

Décembre 59 : Le Laos traverse une crise politique majeure qui déstabilise le gouvernement et accélère le basculement du pays dans la guerre civile.

Le premier ministre Phoui Sananikone qui tentait de maintenir une ligne modérée est pris en étau entre la guérilla communiste du Pathet Lao et la droite nationaliste pro-américaine.


29 – 30 décembre 59 : Sous la pression de l’armée laotienne, Phoui Sananikone est contraint de présenter sa démission. Le général pro-américain Phoumi Nosavan, soutenu par la Thaïlande, prend le pouvoir avec le soutien de l’armée. Le principe de neutralité du Laos n’est alors plus qu’une chimère. S’ensuivront en avril 1960 des élections truquées soutenues par les Américains.  


31 décembre 59 : Lors de sa onzième session, adoption par l’assemblée nationale à l’unanimité du nouveau texte constitutionnel de la R.D.V.N. qui sera promulgué le lendemain. C’est au cours de cette même session qu’est également adoptée une nouvelle loi électorale en vue des élections du 8 mai 1960 (Fall, 1960, p. 58).

Au Laos, les États-Unis soutiennent le coup d’État du ministre de la Défense Phoumi Nosavan (voir 2 janvier 1960) (Le Page, 2014, p. 135).


​​Fin 59 : Hanoi commence à envoyer plusieurs centaines de cadres au S-V pour épauler le jeune Front national de libération (F.N.L.). Leur mission est moins de stimuler la lutte que de l’organiser et ainsi de contrôler politiquement le Front. Ils sont généralement originaires du Sud et ont été formés après 1954 dans le Nord. Pham Van Dong devient le président de l’Association des anciens Résistants, c’est-à-dire ceux qui ont échappé à l’appareil de répression diémiste. Elle rassemble tous les vétérans du VM et deviendra ultérieurement le Parti révolutionnaire du Peuple (P.R.P.) (Burchett, 1965, p. 79).

Une proclamation dénonce « la dictature fasciste de la famille des Ngo » qui incite le peuple « à prendre les armes pour se défendre ». L’objectif étant l’instauration d’un « gouvernement démocratique d’union nationale » qui respectera les accords de Genève et ouvrira la voie de la réunification avec le Nord (Chaffard, 1969, pp. 233-234). Selon Burchett, le mot d’ordre du VC à cette époque est donc : « La violence pour se défendre ». Ce qui n’empêche toutefois pas des attaques contre les forces gouvernementales pour se procurer de l’armement (Burchett, 1965, p. 12).

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