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par Jean-François Jagielski

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20 mai 79 : Sihanouk, agacé par les sollicitations chinoises (voir Fin février ), quitte Pékin pour la Corée du Nord.
20 mai 79 : Sihanouk, agacé par les sollicitations chinoises (voir Fin février ), quitte Pékin pour la Corée du Nord.
21 mai – 1<sup>er</sup> juin 79 : Réunion du conseil d’administration de l’U.N.I.C.E.F. à Mexico. L’organisme créé en 1946 a déjà agi au S-V, au Laos et au Cambodge pendant la guerre américaine. Il a même réussi à ouvrir – au grand dam de Nixon – une antenne à Hanoï en 1973. Son président Henry Labouisse a dès lors entretenu de bonnes relations avec le premier ministre n-v Pham Van Dong. Il a donc bon espoir que celles-ci aideront l’U.N.I.C.E.F. à ouvrir les portes du Cambodge.
On décide, après de nombreuses discussions, de collaborer avec le C.I.C.R. et d’envoyer une mission au Cambodge. Sur la base du rapport du C.I.C.R., l’U.N.I.C.E.F. entend contribuer à l’envoi de fournitures médicales et autres, ainsi que du matériel. Il est décidé : « Dans une seconde phase d’assistance, l’U.N.I.C.E.F. serait prêt à envoyer, lorsque ce serait faisable, une mission qui examinerait les mesures d’urgence en même temps qu’une coopération dans la remise en état des services destinés aux enfants. » (cité ''in'' Shawcross, 1985, pp. 100-102).




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​30 mai 79 : Le président des États-Unis Jimmy Carter reçoit une délégation de 500 vétérans. Parmi eux, des vétérans du Vietnam. Selon lui, « la nation n’a pas fait assez pour respecter, honorer, reconnaître et récompenser leur héroïsme particulier. » (Gorin, 2006, p. 21)
​30 mai 79 : Le président des États-Unis Jimmy Carter reçoit une délégation de 500 vétérans. Parmi eux, des vétérans du Vietnam. Selon lui, « la nation n’a pas fait assez pour respecter, honorer, reconnaître et récompenser leur héroïsme particulier. » (Gorin, 2006, p. 21)
​Signature d’un protocole d’accord entre le Vietnam et le haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (H.C.R.). Le projet prévoit de remplacer les départs clandestins des ''boat people'' par une émigration légale et sécurisée vers des pays d’accueil (U.S.A., France, Canada, Australie) dans un cadre prioritaire de regroupement familial. Il donnera lieu à une conférence à Genève (voir 20-21 juillet).


​Mai – septembre 79 : Sihanouk réside en Corée du Nord, accueilli par Kim II Sung. Lors de leurs entretiens, Sihanouk lui confie vouloir se retirer de toute responsabilité et rentrer en France. Le leader nord-coréen l’en dissuade et l’incite à créer sa propre formation politique, le futur F.U.N.C.I.P.E.C. (Cambacérès, 2013, p. 275).
​Mai – septembre 79 : Sihanouk réside en Corée du Nord, accueilli par Kim II Sung. Lors de leurs entretiens, Sihanouk lui confie vouloir se retirer de toute responsabilité et rentrer en France. Le leader nord-coréen l’en dissuade et l’incite à créer sa propre formation politique, le futur F.U.N.C.I.P.E.C. (Cambacérès, 2013, p. 275).

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Mai 79 : Son Sann (ancien ministre de Sihanouk) crée le Front national de libération du peuple khmer (F.N.L.P.K.), un mouvement républicain de droite. Il est fort d'environ 10 000 hommes (voir 5 mars). Le mouvement sera officiellement mis en place le 9 octobre.


3 mai 79 : Le haut-commissaire aux Réfugiés, Poul Hartling, réagit aux rapports sur les déplacements forcés de réfugiés. Il écrit au premier ministre Kriangsak pour obtenir un accueil sur le territoire thaïlandais. Sa demande demeure sans réponse immédiate (Shawcross, 1985, p. 81).


5 mai 79 : Le journal Le Monde revient sur la défaite des KR face aux Vietnamiens, faute de compétence à savoir utiliser le matériel chinois : « […] Selon l'ancien interprète de l'ambassade de Chine à Phnom-Penh, qui vient de trouver refuge en Thaïlande l'aide chinoise en particulier militaire a été gaspillée par manque de compétences. Ainsi, le régime de M. Pol Pot a laissé tomber intact aux mains des Vietnamiens deux cents chars, trois cents autres véhicules blindés, trois cents canons, six chasseurs-bombardiers et deux bombardiers, six vedettes rapides et 30 000 tonnes de munitions […] » (Le Monde du 5 mai 1979)


13 – 15 mai 79 : Arrivée à Bangkok de Kurt Waldheim (secrétaire général de l’O.N.U.). Il rencontre le premier ministre thaïlandais, le général Kriangsak Chomanan pour s’entretenir de l’afflux de réfugiés à la frontière. Il se rend le 13 au camp d’Aran (région d’Aranyaprathet) où il est accueilli par David Taylor (représentant de l’U.N.H.C.R.), John Naponick (médecin américain), Peter Baltsenberger (C.I.C.R.) et Robert Ashe (responsable de l’aide britannique). Ils le mettent au courant des difficultés avec les autorités thaïlandaises qui refoulent ou déplacent inconsidérément les réfugiés. A la suite de cette visite, les fonctionnaires thaïs sont furieux. Taylor reçoit des menaces de mort, ce qui entraîne un retrait de l’U.N.H.C.R. de la frontière pendant plusieurs mois.

Waldheim évoque ces questions avec Kriangsak le 14. Il demande à ce que les réfugiés ne soient plus refoulés. Le premier ministre nie les faits et demande au représentant de l’ONU d’adopter une « solution pragmatique » : les Nations unies doivent fournir à la Thaïlande de l’argent et des vivres mais tout doit demeurer sous contrôle thaï. Les vivres devront être achetées en Thaïlande et distribuées par les autorités, manière de se débarrasser des organisations d’aide étrangères (Shawcross, 1985, pp. 81-82).



20 mai 79 : Sihanouk, agacé par les sollicitations chinoises (voir Fin février ), quitte Pékin pour la Corée du Nord.

21 mai – 1er juin 79 : Réunion du conseil d’administration de l’U.N.I.C.E.F. à Mexico. L’organisme créé en 1946 a déjà agi au S-V, au Laos et au Cambodge pendant la guerre américaine. Il a même réussi à ouvrir – au grand dam de Nixon – une antenne à Hanoï en 1973. Son président Henry Labouisse a dès lors entretenu de bonnes relations avec le premier ministre n-v Pham Van Dong. Il a donc bon espoir que celles-ci aideront l’U.N.I.C.E.F. à ouvrir les portes du Cambodge.

On décide, après de nombreuses discussions, de collaborer avec le C.I.C.R. et d’envoyer une mission au Cambodge. Sur la base du rapport du C.I.C.R., l’U.N.I.C.E.F. entend contribuer à l’envoi de fournitures médicales et autres, ainsi que du matériel. Il est décidé : « Dans une seconde phase d’assistance, l’U.N.I.C.E.F. serait prêt à envoyer, lorsque ce serait faisable, une mission qui examinerait les mesures d’urgence en même temps qu’une coopération dans la remise en état des services destinés aux enfants. » (cité in Shawcross, 1985, pp. 100-102).



28 mai 79 : Jan Scruggs, l’un des principaux initiateurs du projet de mémorial pour la guerre du Vietnam, annonce la création d’un fonds. Il est aidé par deux vétérans, avocats à Washington, Robert Doubek et John Wheeler. On élabore une stratégie : trouver un terrain à Wahington, choisir un projet lors d’un concours national, financer le mémorial par le biais de dons privés. Le tout devant aboutir en 1982. Le projet a toutefois du mal à réunir de l’argent car il est difficile de commémorer aux États-Unis un conflit qui s’est soldé par une première défaite nationale et qui a autant divisé la nation. Scruggs, dans sa volonté de graver tous les noms des morts sur ce mémorial, est obligé de trouver un compromis : « honorer les hommes, pas la cause ». (Gorin, 2006, p. 22)


28 mai – 3 juin 79 : Aux États-Unis, le Congrès décrète une semaine consacrée aux anciens combattants comme période « de commémoration nationale », de discussion « sur les besoins des vétérans » et des « leçons à tirer de la guerre du Vietnam » (Gorin, 2006, p. 21).


​30 mai 79 : Le président des États-Unis Jimmy Carter reçoit une délégation de 500 vétérans. Parmi eux, des vétérans du Vietnam. Selon lui, « la nation n’a pas fait assez pour respecter, honorer, reconnaître et récompenser leur héroïsme particulier. » (Gorin, 2006, p. 21)

​Signature d’un protocole d’accord entre le Vietnam et le haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (H.C.R.). Le projet prévoit de remplacer les départs clandestins des boat people par une émigration légale et sécurisée vers des pays d’accueil (U.S.A., France, Canada, Australie) dans un cadre prioritaire de regroupement familial. Il donnera lieu à une conférence à Genève (voir 20-21 juillet).

​Mai – septembre 79 : Sihanouk réside en Corée du Nord, accueilli par Kim II Sung. Lors de leurs entretiens, Sihanouk lui confie vouloir se retirer de toute responsabilité et rentrer en France. Le leader nord-coréen l’en dissuade et l’incite à créer sa propre formation politique, le futur F.U.N.C.I.P.E.C. (Cambacérès, 2013, p. 275).

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