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par Jean-François Jagielski

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Février 85 : Les ministres des Affaires étrangères de l’A.S.E.A.N. en appellent à nouveau à l’idée de dialogues informels. Ils cherchent à y impliquer les États-Unis mais ces derniers bottent en touche. On évoque l’idée d’un médiateur mais elle est rejetée par Hun Sen (président du Conseil de la R.P.K.) qui voit là une remise en cause de la représentativité de son gouvernement. Il exprime toutefois un intérêt pour l’idée de 4 parties prenantes cambodgiennes renouant progressivement un dialogue (R.P.K. provietnamien, Sihanoukistes, F.N.L.P.K. et KR). Mais, au final, rien n’aboutira du fait de l’intransigeance des Vietnamiens et des KR (Richer, 2009, p. 83).
Février 85 : Les ministres des Affaires étrangères de l’A.S.E.A.N. en appellent à nouveau à l’idée de dialogues informels. Ils cherchent à y impliquer les États-Unis mais ces derniers continuent à botter en touche (voir 11 février). On évoque l’idée d’un médiateur mais elle est rejetée par Hun Sen (président du Conseil de la R.P.K.) qui voit là une remise en cause de la représentativité de son gouvernement. Il exprime toutefois un intérêt pour l’idée de 4 parties prenantes cambodgiennes renouant progressivement un dialogue (R.P.K. provietnamien, Sihanoukistes, F.N.L.P.K. et KR). Mais, au final, rien n’aboutira du fait de l’intransigeance des Vietnamiens et des KR (Richer, 2009, p. 83).




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Nouveaux bombardements chinois à la frontière avec le Vietnam (Bui Xuan Quang, 2000, p. 736).
Nouveaux bombardements chinois à la frontière avec le Vietnam (Bui Xuan Quang, 2000, p. 736).
Face à l’offensive des Vietnamiens contre toutes les bases de la résistance nationaliste, appel officiel des ministres des Affaires étrangères de l’A.S.E.A.N. à la communauté internationale (mais visant principalement les U.S.A.) à soutenir la résistance nationaliste à la frontière khméro-thaïlandaise où les camps sont attaqués. Il sera partiellement entendu par une partie du Congrès (voir 3 avril). Stephen Sorlarz, président de la sous-commission pour l’Asie de la Chambre des Représentants estime que « les Vietnamiens n’ont absolument aucune intention de se retirer du Cambodge dans les circonstances actuelles. » En conséquence, il faut que « le prix de leur occupation […] augmente au point où ils décideront que leur intérêt est d’arriver à un règlement politique ». (Regaud, 1992, p. 270)




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​21 février 85 : Dans un article du journal ''Le Monde'', Sihanouk constatant la situation de blocage, déclare : « […] Hanoï veut à tout prix la disparition des Khmers rouges. On comprend les Vietnamiens, ce sont leurs principaux adversaires, certainement les plus dangereux. Pékin ne veut pas d'une solution à quatre, typiquement cambodgienne, qui engloberait Heng Samrin. Le Cambodge n'est plus dans les mains des Cambodgiens. Le conflit nous dépasse. Pour l'instant il n'y a, hélas, que la guerre comme perspective […] » (''Le Monde'' du 21 février 1985).
21 février 85 : Dans un article du journal ''Le Monde'', Sihanouk constatant la situation de blocage, déclare : « […] Hanoï veut à tout prix la disparition des Khmers rouges. On comprend les Vietnamiens, ce sont leurs principaux adversaires, certainement les plus dangereux. Pékin ne veut pas d'une solution à quatre, typiquement cambodgienne, qui engloberait Heng Samrin. Le Cambodge n'est plus dans les mains des Cambodgiens. Le conflit nous dépasse. Pour l'instant il n'y a, hélas, que la guerre comme perspective […] » (''Le Monde'' du 21 février 1985).

Dernière version du 19 décembre 2025 à 17:24

Février 85 : Les ministres des Affaires étrangères de l’A.S.E.A.N. en appellent à nouveau à l’idée de dialogues informels. Ils cherchent à y impliquer les États-Unis mais ces derniers continuent à botter en touche (voir 11 février). On évoque l’idée d’un médiateur mais elle est rejetée par Hun Sen (président du Conseil de la R.P.K.) qui voit là une remise en cause de la représentativité de son gouvernement. Il exprime toutefois un intérêt pour l’idée de 4 parties prenantes cambodgiennes renouant progressivement un dialogue (R.P.K. provietnamien, Sihanoukistes, F.N.L.P.K. et KR). Mais, au final, rien n’aboutira du fait de l’intransigeance des Vietnamiens et des KR (Richer, 2009, p. 83).


3 février 85 : Réunion du G.C.K.D. à Phnom Malai (en territoire occupé par les KR).


6 février 85 : L’A.S.E.A.N. demande à l’U.R.S.S. des cesser d’apporter son aide militaire au Vietnam (Bui Xuan Quang, 2000, p. 736).


8 février 85 : La Thaïlande accuse les Vietnamiens de procéder à de nouvelles incursions sur son territoire (Bui Xuan Quang, 2000, p. 736).


11 février 85 : Rencontre G.C.K.D.-A.S.E.A.N. à Bangkok.

Nouveaux bombardements chinois à la frontière avec le Vietnam (Bui Xuan Quang, 2000, p. 736).

Face à l’offensive des Vietnamiens contre toutes les bases de la résistance nationaliste, appel officiel des ministres des Affaires étrangères de l’A.S.E.A.N. à la communauté internationale (mais visant principalement les U.S.A.) à soutenir la résistance nationaliste à la frontière khméro-thaïlandaise où les camps sont attaqués. Il sera partiellement entendu par une partie du Congrès (voir 3 avril). Stephen Sorlarz, président de la sous-commission pour l’Asie de la Chambre des Représentants estime que « les Vietnamiens n’ont absolument aucune intention de se retirer du Cambodge dans les circonstances actuelles. » En conséquence, il faut que « le prix de leur occupation […] augmente au point où ils décideront que leur intérêt est d’arriver à un règlement politique ». (Regaud, 1992, p. 270)


13 - 15 février 85 : 18 000 soldats vietnamiens chassent les Khmers rouges de leurs bases dans les montagnes du Phnom Malai.


17 février 85 : Création en Thaïlande du camp baptisé « Site 8 », contrôlé par les Khmers rouges et appelé par ceux-ci « Khao Ta Ngok », du nom des collines toutes proches.


18 février 85 : Des villages thaïs situés à la frontière avec le Cambodge sont bombardés par les Vietnamiens (Bui Xuan Quang, 2000, p. 736).


​19 février 85 : Nouvelle suspicion d’utilisation de gaz de combat (grenades) par les Vietnamiens à la frontière thaïlandaise (Bui Xuan Quang, 2000, p. 736 ; Le Monde du 20 février 1985).


​21 février 85 : Dans un article du journal Le Monde, Sihanouk constatant la situation de blocage, déclare : « […] Hanoï veut à tout prix la disparition des Khmers rouges. On comprend les Vietnamiens, ce sont leurs principaux adversaires, certainement les plus dangereux. Pékin ne veut pas d'une solution à quatre, typiquement cambodgienne, qui engloberait Heng Samrin. Le Cambodge n'est plus dans les mains des Cambodgiens. Le conflit nous dépasse. Pour l'instant il n'y a, hélas, que la guerre comme perspective […] » (Le Monde du 21 février 1985).

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