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| '''<big>FRANCE</big>''' | | '''<span class="col-red">Guerre d’Indochine (1939-1956) : administrateurs civils</span>''' |
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| '''<big>Gouvernement et armée française</big>'''
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| | '''Gouverneur, hauts-commissaires et commissaires généraux de France en Indochine''' |
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| '''Bureau central de Renseignements et d’Action (B.C.R.A.)''' : Créé durant la SGM à Londres par le colonel Passy. C’est une officine de renseignement. Sainteny le signale dès juillet 1945 comme l’un des rares organismes à se préoccuper de la question indochinoise (Sainteny, 1967, p. 44).
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| Comité d’action pour l’Indochine : Créé le 1er août 1944 par De Gaulle. Il est présidé par René Pleven (commissaire aux Finances) jusqu’au 12 septembre. Il a pour membres : Paul Giaccobi (membre de l'Assemblée consultative provisoire siégeant à Alger), Jean Chauvel (diplomate), Jacques Soustelle (dirigeant des services secret de la France libre), le général Juin (chef d’état-major de la Défense nationale) et le gouverneur La Laurentie (De Folin, 1993, p. 34 ; D’Argenlieu, 1985, p. 35, note 1).
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| Le 19 août 44, à Alger, De Langlade fait approuver le général Mordant comme chef de la Résistance pour l’Indochine. Ce dernier ne fait pas l’unanimité. Rallié seulement depuis 1943 à la cause gaulliste, il est jugé par beaucoup comme peu susceptible d’être à la hauteur de la tâche. Il arrive en Indochine en voulant pratiquer une épuration sur le mode métropolitain. C’est lui qui a volontairement détruit l’ordre de mission favorable à Decoux que lui avait confié De Gaulle et a empêché De Langlade de rencontrer ce dernier pour lui transmette les mots du Général. C’est même lui qui aurait préparé le dossier d’épuration de Decoux. Mordant devient pourtant « délégué général du Comité d'action pour la libération de l'Indochine » (De Folin, 1993, p. 37).
| | 23 août 39 – 20 juillet 40 : Georges Catroux (général) (gouverneur d’Indochine occupant les fonctions militaires) |
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| Le 8 décembre 1944, le comité se réunit à Paris. Sont présents : René Pleven, Paul Giaccobi, Jacques Chauvel, Jacques Soustelle, le général Juin et le gouverneur La Laurentie. De Langlade y est mis en cause pour avoir modifié sciemment un télégramme, contrairement aux directives qu’il avait reçues du Comité, sur le maintien et le rôle de l’amiral Decoux en Indochine. De Langlade est vertement condamné par les membres présents (De Folin, 1993, p. 50). Ces dissensions internes nuisent au comité qui sera remplacé le 13 février 1945 par le Comité interministériel d’Indochine.
| | 17 août 1945 – 5 mars 1947 : Georges Thierry d’Argenlieu (haut-commissaire en Indochine) |
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| | 5 mars 1947 - octobre 1948 : Émile Bollaert (haut-commissaire en Indochine) |
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| '''Comité interministériel d’Indochine (Cominindo)''' : Il a été créé le 13 février 1945 en remplacement du Comité d’action pour l’Indochine. C’est une instance politique décisionnelle désormais officiellement gouvernementale, chargée d’organiser la libération et de rétablir la souveraineté française en Indochine. Elle est présidée à Paris par le chef du gouvernement ou le ministre des Colonies, en son absence. Dans les faits, ce sont surtout des représentants des ministres qui y interviennent. C’est souvent à ce comité que le gouvernement fait appel pour débattre et trancher les questions portant sur l’Indochine. Les hauts-commissaires lui rendent comptes mais doivent aussi souvent se heurter à ses silences, ses lenteurs décisionnelles, ses revirements voire ses reproches, notamment lors de la signature des accords du 6 mars 1945. Les travaux du comité sont préparés par des secrétaires généraux : Paul De Langlade (nommé le 27 février 1945), Labrouquère (nommé du 21 avril 1946), Pierre Messmer (nommé le 9 juillet 1946). Leur nomination est souvent marquée politiquement car ils doivent servir de courroie de transmission entre la pensée gouvernementale et le haut-commissaire. C’est d’ailleurs un marquage politique à gauche qui signe la fin de l’existence du comité décrié par le président du Conseil Léon Blum en décembre 1946. Le 9 janvier 1947, un décret paru au J.O. préconise sa dissolution. Le 21, Marius Moutet, ministre de la France d’Outre-Mer, critique et met à son tour en cause l’existence du Comité dans un message. Premier reproche : « L’expérience a prouvé que ce système qui tendait à faire participer à la discussion et à la décision le président du Conseil et tous les ministres intéressés a en fait abouti à une dispersion des responsabilités nuisible à une saine gestion administrative. » Second reproche : « un problème simplement technique » devient rapidement dans cette institution « un véritable problème politique ». Le 23, Pierre Messmer annonce à D’Argenlieu qu’il n’a pas repris ses fonctions au sein du Comité fortement remis en question par le nouveau gouvernement dirigé par le socialiste Paul Ramadier. C’est d’ailleurs entre autres lui, un gaulliste, qui déconseillera à Leclerc d’accepter l’offre du poste de haut-commissaire en lui confiant : « Mon Général, faites attention. Mon expérience du secrétariat général du Comité interministériel pour l’Indochine, où j’ai vu passer tout le courrier et où j’ai assisté à toutes les réunions gouvernementales sur le sujet, m’a montré qu’il n’y avait pas de politique indochinoise du gouvernement […] »
| | 20 octobre 1948 – 17 décembre 1950 : Léon Pignon (haut-commissaire en Indochine) |
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| | 17 décembre 1950 – 11 janvier 1952 : Jean de Lattre de Tassigny (général). Cumule le poste de haut-commissaire en Indochine et de commandant en chef. |
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| | 1<sup>er</sup> avril 1952 – 27 avril 1953 : Jean Letourneau (haut-commissaire en Indochine) |
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| '''Corps expéditionnaire français d’Extrême Orient (C.E.F.E.O.)''' : Créé par le général Leclerc en juin 1945. Il souffre d’entrée d’effectifs pléthoriques, d’un manque de matériel et de navires pour le transporter en Indochine. De Gaulle lui a donné pour mission d’y « rétablir la souveraineté française » en débarquant en Cochinchine mais avec très peu de moyens puisqu’il dépend de la plus ou moins bonne volonté des alliés à accepter ou non un retour des Français dans la péninsule. Or les Américains y sont hostiles. Seuls les Britanniques l’aideront, et ce d’autant plus que le nouveau gouvernement travailliste entend quitter au plus vite le sud du 16e parallèle où les accords de Postdam ont enjoint à son prédécesseur de désarmer les Japonais.
| | 28 juillet 1953 – 20 juillet 1954 : Maurice Dejean (commissaire général de France en Indochine) |
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| | 3 juin 1954 – 2 juin 1955 : Paul Ély (général). Cumule le poste de commissaire général de France en Indochine et de commandant en chef. |
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| | '''Commissaires de la République au Tonkin ''' |
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| | 25 août 1945 : Pierre Messmer (immédiatement capturé par le VM) |
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| | 4 octobre 1945 – décembre 1947 : Jean Sainteny (grièvement blessé le 19 décembre 1946) |
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| | Décembre 1947 – 28 novembre 1949 : Yves Digo (assure d’abord un intérim, titularisé à ce poste le 20 mars 1948) |
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| | 28 novembre 1949 – 10 novembre 1950 : Marcel Alessandri (général) |
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| | 10 novembre 1950 – 6 janvier 1951 : Pierre Boyer de la Tour (général) |
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| | 6 janvier 1951 – 7 février 1951 : Raoul Salan (général) |
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| | 7 février 1951 – 27 avril 1953 : Jean de Linarès (général) |
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| | La fonction de commissaire de la République est supprimée par le décret du 27 avril 1953. Désormais, ce sont uniquement les hauts-commissaires de France qui sont accrédités auprès des chefs d’État du Sud-Vietnam, du Laos et du Cambodge pour établir une relation diplomatique d’État à État. |
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| | '''Commissaires de la République en Annam ''' |
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| '''Corps léger d’intervention (C.L.I.)''' : Créé le 4 novembre 1943 en Algérie, il est dirigé par le lieutenant-colonel Huard. Il est composé de 500 commandos censés aller prêter main forte aux troupes d’Indochine résistant à l’occupation japonaises et dirigées par le général Mordant. À cette époque, le général Blaizot est chargé de négocier son transport auprès du South East Area Command (S.E.A.C.) sans l’obtenir. Le 19 avril 1944, le C.L.I. passe sous les ordres du général Blaizot. Une seule compagnie est opérationnelle. De plus, ce corps est quasiment dépourvu d’armement, d’habillement, ne dispose d’aucun moyen de transport, se heurte et se heurtera à la mauvaise volonté américaine pour le prendre en charge. Ses effectifs et ses moyens demeurent aussi pléthoriques qu’à sa création. Certains de ses éléments seront parachutés dès 1944 au Laos pour agir aux côtés des Britanniques dans la « Force 136 » contre les Japonais. Censés préparer un parachutage de forces plus importantes, ils sont pris de court par le coup de force japonais du 9 mars 1945 mais agiront comme éléments retardateurs pour aider la colonne Alessandri dans sa fuite vers la Chine. Le 4 juin, De Gaulle, en position de faiblesse par rapport aux alliés, décide à contrecœur d’affecter le corps expéditionnaire prévu initialement pour la libération de l’Indochine aux opérations du Pacifique contre le Japon. Seul le 5e R.I.C. dépendant du Le Corps léger d’intervention de Blaizot qui se trouve à Ceylan à bord du Richelieu et du Triomphant. Là, il fusionne avec le 5e R.I.C. Les Américains ne manifestent aucun empressement à transporter ces troupes, contrairement aux Britanniques qui le feront. Du 6 au 12 septembre, le C.L.I.-5e R.I.C. (1 700 hommes) débarque en Cochinchine en compagnie d’une division hindoue commandée par le général britannique Gracey et participe à la reconquête du Sud. Ce sont les seules troupes dont dispose Leclerc avant l’arrivée des renforts français.
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| '''Direction Générale des Études et Recherches (D.G.E.R.)''' : Elle est issue de la fusion des deux services de renseignement de la France libre basés à Londres et Alger qui avait donné naissance le 27 novembre 1943 à la Direction générale des services spéciaux (D.G.S.S.). Jacques Soustelle est confirmé à sa tête le 6 novembre 1944. Composée de d’environ 10 000 hommes, elle compte parmi ses effectifs certains hommes qui sont sont des techniciens chevronnés du renseignement et d'autres qui sont de purs néophytes sans formation. En 1944, depuis Londres, c’est le colonel Passy qui est le chef activités clandestines françaises pour l’Extrême-Orient. C’est un organisme non militaire dont dépendent le Corps léger d’intervention (C.L.I.), la Section de Liaison française en Extrême-Orient (S.L.F.E.O.) basée à Calcutta dont dépend « Mission 5 » basée à Kunming et dirigée par Sainteny,
| | 20 juin 1947 – 8 août 1949 : Henri Le Bris (général) |
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| | 8 août 1949 – 22 août 1949 : Claude Vally |
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| | 22 août 1949 – 15 mars 1951 : Jean- Charles Lorillon (général) |
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| | 23 novembre 1951 – 27 avril 1953 : Georges Leblanc (général) |
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| | La fonction de commissaire de la République est supprimée par le décret du 27 avril 1953. Désormais, ce sont uniquement les hauts-commissaires de France qui sont accrédités auprès des chefs d’État du Sud-Vietnam, du Laos et du Cambodge pour établir une relation diplomatique d’État à État. |
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| | '''Commissaires de la République en Cochinchine''' |
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| '''Groupement opérationnel du nord-ouest (G.O.N.O.) ''': Dien Bien Phu et Laï Chau sont placées sous le commandement du G.O.N.O. le 26 novembre 1953. Le 8 décembre, le colonel De Castries prend le commandement du camp retranché de Dien Bien Phu qui prend la dénomination de Groupement opérationnel du Nord-Ouest (G.O.N.O.).
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| Mission 5 : Poste de commandement de la Résistance installé en Chine du Sud dans la capitale du Yunnan, Cunming. Au printemps 1945, la ville est devenue le bastion de la lutte contre les Japonais. On y trouve l’état-major du général Ho Hing Ching, chef d’état-major général des armées chinoises nationalistes ainsi les services américains qui agissent à ses côtés : le Chinese Combat Command, l’Air Ground Aid Service, l’O.S.S. et la 14e Armée de l’U.S. Air force.
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| | 22 août 1945 – 12 mars 1947 : Jean Cédile |
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| | 12 mars 1947 – 31 octobre 1949 : Albert Torel |
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| | 1<sup>er</sup> novembre 1949 – 31 juillet 1951 : Charles-Marie Chanson (général) |
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| '''Mission 5''' : Poste de commandement de la Résistance installé en Chine du Sud dans la capitale du Yunnan, Cunming. Au printemps 1945, la ville est devenue le bastion de la lutte contre les Japonais. On y trouve l’état-major du général Ho Hing Ching, chef d’état-major général des armées chinoises nationalistes ainsi les services américains qui agissent à ses côtés : le Chinese Combat Command, l’Air Ground Aid Service, l’O.S.S. et la 14e Armée de l’U.S. Air force.
| | 31 juillet 1951 – 27 avril 1953 : Pierre Gautier |
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| Mission 5 dépend de la Section de Liaison française en Extrême-Orient basée à Calcutta (S.L.D.E.O.). En avril 1945, le commandant Jean Sainteny en prend le commandement à la tête « d’une trentaine d’officiers d’origine et de formation aussi diverses que possible. » (Sainteny, 1967, p. 23) Ces effectifs seront renforcés par la suite avec l’arrivée progressive des reliquats des colonnes Alessandri et Sabattier (Sainteny, 1967, p. 32) Des contacts plus ou moins faciles sont établis entre les groupes de résistance demeurés au Tonkin et les hommes de M 5 (et leurs modestes moyens) nouvellement venus de métropole et qualifiés par les autres de « Français nouveaux ». Il en sera de même avec les hommes de l’armée du Tonkin repliée en Chine (Sainteny, 1967, p. 37-38).
| | La fonction de commissaire de la République est supprimée par le décret du 27 avril 1953. Désormais, ce sont uniquement les hauts-commissaires de France qui sont accrédités auprès des chefs d’État du Sud-Vietnam, du Laos et du Cambodge pour établir une relation diplomatique d’État à État. |
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| Mission 5 a, selon les mots de Sainteny, pour objectif de :
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| - multiplier les antennes et moyens d’investigation en territoire ennemi. | | '''<span class="col-red">Guerre d’Indochine (1939-1956) : commandement militaire</span>''' |
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| - reprendre et développer les contacts avec les populations françaises au Tonkin.
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| - aider les Français ou alliés à rejoindre la Chine. | | '''Commandants en chef du C.E.F.E.O. (1945-1956)''' |
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| - missions de sauvetage de pilotes américains abattus au Tonkin qui permettent en échange aux Français d’obtenir du ravitaillement, des armes, du carburant et des moyens de déplacement (Sainteny, 1967, p. 40)
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| - apporter un concours à l’effort allié par le biais du renseignement ou par des opérations de commandos parachutistes visant à effectuer des destructions en territoire occupé par les Japonais (Sainteny, 1967, p. 32 et 35-41)
| | 15 août 1945 – 19 juillet 1946 : général Philippe Leclerc de Hautecloque |
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| - ravitailler par des parachutages les unités françaises qui combattent dans la Haute Région tonkinoise. | | 19 juillet 1946 – 10 février 1948 : général Jean-Étienne Valluy |
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| Toutes ces actions sont modestes car les Français sont bridés par les Chinois et les Américains. De plus, faute de matériel, ils dépendent totalement de leur bon vouloir. Sainteny liquide Mission 5 « devenue maintenant sans objet » le 5 octobre 1945 lors d’une venue à Kunming (Sainteny, 1967, p. 112 et 116).
| | 10 février 1948 – 22 avril 1948 : général Raoul Salan (1<sup>er</sup> intérim) |
| Mission coloniale française : Installée à Calcutta sous les ordres de Jean De Raymond. Une mission diplomatique y a été placée par le gouvernement provisoire pour traiter du problème de l'Indochine française occupée par les Japonais. En juillet 1945, tous les hommes qui ont décidé d’agir pour l’Indochine l’ont rejointe : Léon Pignon (adjoint de De Raymond), Jean Cédile, Pierre Messmer (Sainteny, 1967, p. 46). En août, ce groupe fait partie de la délégation militaro-diplomatique qui est envoyée avec le soutien des Britanniques à Kunming. Ses membres rencontrent les troupes dirigées par le général Alessandri repoussées d'Indochine par le coup de force japonais. Leur but est de retourner dans le nord de l'Indochine immédiatement après l'effondrement du Japon et d’y restaurer une administration française.
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| | 22 avril 1948 – 3 septembre 1949 : général Roger Blaizot |
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| | 3 septembre 1949 – 6 décembre 1950 : général Marcel Carpentier |
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| '''Mission coloniale française ''': Installée à Calcutta sous les ordres de Jean De Raymond. Une mission diplomatique y a été placée par le gouvernement provisoire pour traiter du problème de l'Indochine française occupée par les Japonais. En juillet 1945, tous les hommes qui ont décidé d’agir pour l’Indochine l’ont rejointe : Léon Pignon (adjoint de De Raymond), Jean Cédile, Pierre Messmer (Sainteny, 1967, p. 46). En août, ce groupe fait partie de la délégation militaro-diplomatique qui est envoyée avec le soutien des Britanniques à Kunming. Ses membres rencontrent les troupes dirigées par le général Alessandri repoussées d'Indochine par le coup de force japonais. Leur but est de retourner dans le nord de l'Indochine immédiatement après l'effondrement du Japon et d’y restaurer une administration française.
| | 6 décembre 1950 – 11 janvier 1952 : général Jean De Lattre de Tassigny (quitte l’Indochine le 19 décembre 1951 pour cause de maladie ; intérim assuré par le général Salan) |
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| | 19 décembre 1951 – 6 janvier 1952 : général Raoul Salan (2<sup>e</sup> intérim) |
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| | 6 janvier 52 – 8 mai 1953 : général Raoul Salan |
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| '''Section de Liaison française en Extrême-Orient (S.L.D.E.O.)''' : Basée à Calcutta. Dirigée par le commandant Léonard en 1945. Dépend de la D.G.E.R.
| | 8 mai 1953 – 9 juin 1954 : général Henri Navarre |
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| | 9 juin 1954 – 2 juin 1955 : général Paul Ély |
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| | 2 juin 1955 – 28 avril 1956 : Pierre Élie Jacquot |
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| '''<big>ETATS-UNIS</big>'''
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| | '''<span class="col-red">Guerre du Vietnam (1950-1975) : administrateurs civils</span>''' |
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| '''<big>Officines civiles et militaires</big>'''
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| '''''Commander in chief Pacific (''C.I.N.C.P.A.C.)''' : Commandement des forces aéronavales du Pacifique commandées par l’amiral Harry D. Felt en 1964.
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| | '''Ambassadeurs des États-Unis au Sud-Vietnam (1950-1975)''' |
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| | 22 octobre 1950 – 11 juillet 1952 : Donald R. Heath (envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire) |
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| | 11 juillet 1952 – 14 novembre 1954 : Donald R. Heath (ambassadeur et ministre plénipotentiaire) |
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| '''''Civil Operations and Rural Development Support'' (C.O.R.D.S.)''' : Programme de pacification des gouvernements du Sud-Vietnam et des États-Unis. Le programme a été créé le 9 mai 1967 et comprenait des composantes militaires et civiles des deux gouvernements. L'objectif de C.O.R.D.S. était d'obtenir le soutien du gouvernement du Sud-Vietnam de sa population rurale qui était largement sous l'influence ou contrôlée par les forces communistes insurgées du Viet Cong et de l'Armée populaire nord-vietnamienne du Vietnam (A.P.V.N.).
| | 28 mai 1955 – 10 février 1957 : G. Frederick Reinhardt (ambassadeur et ministre plénipotentiaire) |
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| Contrairement aux programmes de pacification antérieurs au Vietnam, les C.O.R.D.S. sont considérés par de nombreuses autorités comme une « intégration réussie des efforts civils et militaires » pour combattre l'insurrection. En 1970, 93 % de la population rurale du sud du Vietnam vivaient dans des villages « relativement sûrs » selon les estimations des experts. Les C.O.R.D.S. avaient été étendus à l'ensemble des 44 provinces du Sud-Vietnam et l'insurrection communiste en avait été considérablement réduite. Les critiques, cependant, ont décrit les programmes de pacification des C.O.R.D.S. On parle alors d’« illusion du progrès ». Les C.O.R.D.S. étaient, selon l'estimation de son premier chef, Robert W. Komer, arrivés « trop peu, trop tard. »
| | 16 avril 1957 – 3 mai 1961 : Elbridge Dubrow (ambassadeur et ministre plénipotentiaire) |
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| Avec le retrait des forces militaires américaines et de nombreux personnels civils, les C.O.R.D.S. ont été supprimés en février 1973. Leurs succès temporaires se sont érodés dès le début des années 1970 car la guerre est alors devenue plus une lutte entre forces militaires conventionnelles du Sud et du Nord Vietnam qu'une guérilla d’insurrection (Colby, 1992, pp. 259-260 et pp. 264-265).
| | 10 mai 1961 – 15 août 1963 : Frederick E. Nolting (ambassadeur et ministre plénipotentiaire) |
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| Voir également ci-dessous United States Agency for International Development (U.S.A.I.D.).
| | 26 août 1963 – 28 juillet 1964 : Henry Cabot Lodge (ambassadeur et ministre plénipotentiaire) |
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| | 14 juillet 1964 – 30 juillet 1965 : général Maxell D. Taylor (ambassadeur et ministre plénipotentiaire) |
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| | 25 août 1965 – 25 avril 1967 : Henry Cabot Lodge (ambassadeur et ministre plénipotentiaire) |
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| '''''Institute for Defense Analyses''''' (Institut des analyses de défense) : Organisation à but non lucratif fondée en 1956 par 5 établissements d’enseignement supérieur dont le M.I.T., le California Institute of Technology et l’université de Stanford. Il vise à fournir une aide scientifique et technique au groupe d’évaluation des systèmes d’armes des chefs d’état-major et aux services de pointe du Pentagone (Advanced Research Projects Agency). Il est composée de 45 universitaires travaillant à l’avant-garde des problèmes de défense (McNamara, 1996, p. 263 note b).
| | 28 avril 1967 – 11 mai 1973 : Ellsworth F. Bunker (ambassadeur et ministre plénipotentiaire) |
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| '''Joint United States Public Affairs Office''' ('''J.U.S.P.A.O.''', Bureau conjoint des affaires publiques des États-Unis) : Lors d'une visite au Sud-Vietnam, Carl Rowan et le général Harold K. Johnson, respectivement directeur de l'Agence d'information des États-Unis (U.S.I.A) et chef d'état-major de l'armée, observent les nombreuses difficultés et l’inefficacité des opérations psychologiques (PSYOPs) du fait de leur manque de coordination. Ils en informent LBJ et lui recommandent d'intégrer toutes les informations étrangères et les activités PSYOP en un seul bureau. Le président approuvera cette recommandation, combinant le Service d'information des États-Unis (U.S.I.S.), le Commandement d'assistance militaire au Vietnam (M.A.C.V.) et l'Agence des États-Unis pour le développement international (U.S.A.I.D.)
| | 20 juillet 1973 – 20 avril 1975 : Graham A. Martin (ambassadeur et ministre plénipotentiaire) |
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| Le 14 mai 65, le J.U.S.P.A.O. est officiellement créé par l'instruction 186 émanant de l'ambassade des États-Unis à Saigon. Le nouveau directeur de l'U.S.I.S. au Vietnam, Barry Zorthian, est désigné comme dirigeant de cet organisme gouvernemental. Zorthian a travaillé avec l'U.S.I.A. sur le continent asiatique comme directeur adjoint de l'U.S.I.S. à New Delhi (Inde) et a été scénariste et directeur de programme pour Voice of America (V.O.A.).
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| Le titre officiel de Zorthian était coordinateur de la mission des États-Unis pour les opérations psychologiques avec des responsabilités, notamment l'élaboration de directives PSYOP pour tous les éléments de l'armée américaine au Sud-Vietnam. Le but visé du J.U.S.P.A.O. n'était pas seulement de résoudre les conflits et de coordonner les activités des diverses agences impliquées, mais aussi de mettre en œuvre une stratégie globale PSYOP à venir. L'objectif officiel de J.U.S.P.A.O. est de s'appuyer sur le nationalisme anticommuniste dans toute l'Indochine pour soutenir le programme Chieu Hoi visant à briser la volonté de l' A.P.V.N. et du Vietcong et de mettre ainsi un terme au conflit.
| | '''Directeurs de l’O.S.S. et de la C.I.A. (1942-1976)''' |
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| | 13 juin 1942 – 1<sup>er</sup> octobre 1945 : général William J. Donovan (O.S.S.) |
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| '''''Military Assistance Advisory Group'' (M.A.A.G.) ''': Prend en charge l’entraînement des troupes sud-vietnamiennes dès le départ des Français de l’Indochine et jusqu’au 8 février 1962, date à laquelle il est absorbé par le M.A.C.V.
| | 23 janvier 1946 – 10 juin 1946 : contre-amiral Sidney W. Souers |
| '''''Military Assistance Advisory Group'' (M.A.A.G.)''' : Prend en charge l’entraînement des troupes sud-vietnamiennes dès le départ des Français de l’Indochine et jusqu’au 8 février 1962, date à laquelle il est absorbé par le M.A.C.V.
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| | 10 juin 1946 - 1<sup>er</sup> mai 1947 : lieutenant-général Hoyt S. Wandenberg |
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| '''''National Security Council'' (N.S.C.)''' :
| | 1<sup>er</sup> mai 1947 – 7 octobre 1950 : contre-amiral Roscoe H. Hillenkoetter |
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| Sous Eisenhower
| | 7 octobre 1950 – 9 février 1953 : général Walter Bedell Smith |
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| Institué en 1947 sous la présidence d’Eisenhower. Il a pour but, selon l’acte qui le crée : « [...] de conseiller le Président en ce qui concerne l'intégration des politiques intérieures, étrangères et militaires relatives à la sécurité nationale, afin de permettre aux services militaires et aux autres départements et agences du gouvernement de coopérer plus efficacement dans les affaires impliquant la sécurité nationale. »
| | 26 février 1953 - 29 novembre 1961 : Allen W. Dulles |
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| La composition varie en fonction des priorités de la Maison Blanche. Les réunions du C.N.S. sont composées de plus au moins 7 membres permanents : le directeur du C.N.S. (National Security Adviser), le président, le vice-président, le secrétaire d’Etat, le secrétaire à la Défense, le directeur de la C.I.A. et le chef d’Etat-major des armées (Joint Chiefs of Staff).
| | 29 novembre 1961 – 28 avril 1965 : John A. McCone |
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| A certains moments, en fonction des sujets traités, le nombre de fonctionnaires invités peut atteindre de 40 à 50 participants. Aussi, les réunions du C.N.S. deviennent très vite un forum de discussion et non plus un organe décisionnel.
| | 28 avril 1965 – 30 juin 1966 : vice-amiral Willial F. Raborn |
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| Le rôle du C.N.S. sous Eisenhower est double :
| | 30 juin 1966 – 2 février 1973 : Richard M. Helms |
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| - Les documents rédigés par les différents départements sont étudiés par le Planning Board, organe du C.N.S. se réunissant deux fois par semaine. Celui-ci a pour objectif de coordonner et souvent de trouver un compromis entre les différents départements. Les propositions issues du Planning Board, sont ensuite discutées lors des réunions du C.N.S.
| | 2 février 1973 – 2 juillet 1973 : James R. Schlesinger |
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| - Les décisions issues des réunions du C.N.S. sont alors envoyées aux différents départements et agences par le biais des Operations Coordinating Board (O.C.B.), qui se réunit lui une fois par semaine.
| | 4 septembre 1973 – 30 janvier 1976 : William E. Colby |
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| Le Conseil de sécurité nationale est une organisation administrative dépendant directement du président des États-Unis. Il a un rôle de conseil, de coordination et parfois d’impulsion sur les sujets de politique étrangère, de sécurité nationale, et plus généralement sur l’ensemble des questions stratégiques. Il n’est pas une instance décisionnelle et ce, dès sa création. En effet, malgré l’instauration d’un système formel de prise de décision en politique étrangère, Eisenhower prend ses décisions souvent en dehors de ce processus, communiquant directement avec ses conseillers. Plus la prise de décision est urgente et importante, moins elle est le résultat d’une décision du C.N.S. C’est en partie le cas dans la prise de décision concernant Dien Bien Phu où Eisenhower prend ses arrêts partiellement en dehors du fonctionnement du C.N.S.
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| Grâce à la structure du C.N.S., Eisenhower parvient à fortement endiguer les querelles bureaucratiques entre les différentes agences et départements. La bureaucratie jouant un rôle important dans les multiples délibérations qui se tiennent au sein de l’administration, une des tâches du C.N.S. est précisément de réduire ou de contrecarrer les effets pernicieux de cette approche afin d’assurer une certaine rationalité du processus décisionnel. Le C.N.S. sert d’une certaine façon de médiateur entre les différentes bureaucraties. Toutefois, le fait d’avoir la volonté de diminuer les conflits bureaucratiques, ne veut nullement dire que l’administration n’est pas ouverte aux différentes options.
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| Sous Kennedy
| | '''Chefs d’antenne de la C.I.A. à Saïgon (1950-1975)''' |
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| McG. Bundy est nommé au poste de Conseiller à la Sécurité nationale. Celui-ci fait du C.N.S. un ensemble plus compact par rapport à la période Eisenhower. Le Planning Board et l’O.P.C. sont démantelés, ayant comme conséquence que le C.N.S. n’est plus composé que d’une dizaine d’hommes. Bundy se retrouve à la tête de ce qu’on a appelé le « mini département d’Etat » (Little State Department). Pour Kennedy, ce Little State Department, qui se réunit de manière régulière renferme plusieurs avantages :
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| - il reflète un certain ordre et une certaine régularité ;
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| - il accroît l’esprit de corps ;
| | 1950 – 1954 : Paul L. Springer |
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| - il facilite une meilleure communication ;
| | Parallèlement les Américains ont envoyé en 1954 Edward Landale pour diriger la ''Saigon Military Mission'' (S.M.M.) spécialisée dans la guerre psychologique. Elle est très liée à la C.I.A. mais distincte de l’antenne officielle. |
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| - par le biais de ces réunions et des échanges d’idées, il est plus aisé d’étudier les différentes alternatives.
| | 1954 – 1959 : John Anderton (son second est William E. Colby qui rejoint l’antenne en février 1959) |
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| McGeorge Bundy aménage également une Situation Room à la Maison Blanche, y installant un équipement électronique permettant un accès direct au département d’Etat, au département de la Défense et à la C.I.A. Cette Situation Room permet dès lors une meilleure coordination et un contrôle plus efficace des missions en cours.
| | juin 1960 – juillet 1962 : William E. Colby |
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| Kennedy préférant des réunions ad hoc, informelles au système prôné par Eisenhower, le C.N.S. est donc débarrassé d’une partie de sa lourdeur bureaucratique. En pratique, cela revient à limiter le rôle du Conseil National de Sécurité et à renforcer les pouvoirs du Conseiller à la sécurité nationale, qui devient le bras droit du président.
| | juillet 1962 – octobre 1963 : John H. Richardson |
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| Ainsi, la formulation de la politique étrangère, de sécurité et de la défense se concentre progressivement entre les mains du conseiller du C.N.S. et du secrétaire à la Défense, au détriment de l’influence des bureaucraties traditionnelles.
| | décembre 1963 – mars 1965 : Peer de Silva |
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| Le démantèlement du C.N.S. a également un effet sur le J.C.S. Sous Eisenhower des représentants du J.C.S. étaient assignés au Planning Board et O.C.B. À travers ceux-ci, le JCS pouvait placer sur l’agenda du C.N.S certains points. Par son démantèlement, le J.C.S. perd l’accès direct au président et donc quasi toute influence dans la prise de décision.
| | avril 1965 – juillet 1966 : Gordon Jorgenson |
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| A côté des deux secrétaires et du Conseiller à la Sécurité nationale, Kennedy fait surtout appel à ce qu’il considère comme ses hommes de confiance : A. Schlesinger, R. Goodwin, M. Taylor, R. Kennedy et T. Sorensen. Quant à la question du Viêt-nam, Kennedy nomme le Deputy Secretary of Defense Roswell Gilpatric, à la tête d’un groupe de travail qui doit l’informer sur le Vietnam.
| | août 1966 – octobre 1968 : John L. Hart |
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| | novembre 1968 – janvier 1972 : Theodore Shackley |
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| | janvier 1972 – avril 1975 : Thomas Polgar |
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| '''''Saigon Military Mission'' (S.M.M.)''' : Groupe de conseillers américains envoyés dès 1954 au Vietnam, renforcé de 10 membres sous les ordres du lieutenant-général John W. O’Daniel.
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| Temporary Equipment Recovery Mission (T.E.R.M.) : Militaires américains envoyés à Saïgon au mépris de accords de Genève (non signés par les U.S.A.) et censés aider les Sud-Vietnamiens à récupérer le matériel laissé par les Français. Dans les faits, ils joueront le rôle de conseillers militaires.
| | '''<span class="col-red">Guerre du Vietnam (1950-1975) : commandement militaire</span>''' |
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| United States Agency for International Development (U.S.A.I.D.) et Civil Operation and Revolutionary Develomment Support (C.O.RD.S) : L'Agence des États-Unis pour le développement international (U.S.A.I.D.) et d'autres agences d'aide à l'étranger des États-Unis au Viêt Nam ont été fondées en 1961 sous l'administration Kennedy (1960-1963).
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| Mais l'aide américaine aux Vietnamiens avait commencé avant 1954. Les Américains ont ensuite continué à soutenir la société civile dans le Sud après 1955, lorsque le Sud-Vietnam a déclaré son indépendance et a élu Ngo Dinh Diem comme président. Diem est resté à la tête de l'État avec l'aide des Américains jusqu'à son assassinat le 2 novembre 1963.
| | '''Commandants en chef du M.A.C.V. (1962-1973)''' |
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| Par tâtonnements au cours des deux décennies suivantes, les tensions croissantes entre le Sud-Vietnam et le Nord-Vietnam communiste, les conflits politiques internes et l'émergence après 1958 d'une insurrection armée sous la direction des communistes dans le Sud ont collectivement poussé les organismes d'aide américains à improviser de nouvelles approches pour relever les défis de l'instabilité sociale, du développement économique et de l'expansion de l'insurrection.
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| En 1964, la Maison Blanche, par le biais du bureau d’Extrême-Orient, confie à cet organisme la responsabilité principale du programme de pacification civile mais l’Agence a du mal à recruter des hommes pour la servir. On recrute des officiers à la retraite pour cadres ou des volontaires comme John Paul Vann (Sheehan, 1990, p. 587)
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| En 1967, Johnson cherche à améliorer les opérations anti-insurrectionnelles au Vietnam en coordonnant officiellement un grand nombre de ces programmes d'assistance civile avec les opérations militaires sous l'égide d'une organisation inter-agences sans précédent connue sous le nom de C.O.R.D.S., ou Civil Operations and Revolutionary Development Support. Nixon (1969-1974) a par la suite poursuivi l'effort inter-agences, en utilisant l'acronyme Civil Operations and Rural Development Support (Soutien aux opérations civiles et au développement rural).
| | 8 février 1962 – 20 juin 1964 : Paul D. Harkins |
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| Johnson et Nixon ont nommé des civils comme Robert W. Komer (1967-1969) et William E. Colby (1969-1973) à la tête du C.O.R.D.S.
| | 20 juin 1964 – 10 juin 1968 : William C. Westmoreland |
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| | 10 juin 1968 – 29 juin 1972 : Creighton W. Abrams |
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| | 29 juin 1972 – 12 octobre 1972 : Frederic C. Weyand (intérim) |
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| '''''US Military Assistance Command Vietnam'' (U.S.M.A.C.V.)''' : Commandement de l'assistance militaire au Sud-Vietnam dirigé par le général Paul D. Harkins. Remplace le M.A.A.G. à partir du 8 février 1962.
| | 12 octobre 1972 – 29 mars 1973 : Frederic C. Weyand |
Guerre d’Indochine (1939-1956) : administrateurs civils
Gouverneur, hauts-commissaires et commissaires généraux de France en Indochine
23 août 39 – 20 juillet 40 : Georges Catroux (général) (gouverneur d’Indochine occupant les fonctions militaires)
17 août 1945 – 5 mars 1947 : Georges Thierry d’Argenlieu (haut-commissaire en Indochine)
5 mars 1947 - octobre 1948 : Émile Bollaert (haut-commissaire en Indochine)
20 octobre 1948 – 17 décembre 1950 : Léon Pignon (haut-commissaire en Indochine)
17 décembre 1950 – 11 janvier 1952 : Jean de Lattre de Tassigny (général). Cumule le poste de haut-commissaire en Indochine et de commandant en chef.
1er avril 1952 – 27 avril 1953 : Jean Letourneau (haut-commissaire en Indochine)
28 juillet 1953 – 20 juillet 1954 : Maurice Dejean (commissaire général de France en Indochine)
3 juin 1954 – 2 juin 1955 : Paul Ély (général). Cumule le poste de commissaire général de France en Indochine et de commandant en chef.
Commissaires de la République au Tonkin
25 août 1945 : Pierre Messmer (immédiatement capturé par le VM)
4 octobre 1945 – décembre 1947 : Jean Sainteny (grièvement blessé le 19 décembre 1946)
Décembre 1947 – 28 novembre 1949 : Yves Digo (assure d’abord un intérim, titularisé à ce poste le 20 mars 1948)
28 novembre 1949 – 10 novembre 1950 : Marcel Alessandri (général)
10 novembre 1950 – 6 janvier 1951 : Pierre Boyer de la Tour (général)
6 janvier 1951 – 7 février 1951 : Raoul Salan (général)
7 février 1951 – 27 avril 1953 : Jean de Linarès (général)
La fonction de commissaire de la République est supprimée par le décret du 27 avril 1953. Désormais, ce sont uniquement les hauts-commissaires de France qui sont accrédités auprès des chefs d’État du Sud-Vietnam, du Laos et du Cambodge pour établir une relation diplomatique d’État à État.
Commissaires de la République en Annam
20 juin 1947 – 8 août 1949 : Henri Le Bris (général)
8 août 1949 – 22 août 1949 : Claude Vally
22 août 1949 – 15 mars 1951 : Jean- Charles Lorillon (général)
23 novembre 1951 – 27 avril 1953 : Georges Leblanc (général)
La fonction de commissaire de la République est supprimée par le décret du 27 avril 1953. Désormais, ce sont uniquement les hauts-commissaires de France qui sont accrédités auprès des chefs d’État du Sud-Vietnam, du Laos et du Cambodge pour établir une relation diplomatique d’État à État.
Commissaires de la République en Cochinchine
22 août 1945 – 12 mars 1947 : Jean Cédile
12 mars 1947 – 31 octobre 1949 : Albert Torel
1er novembre 1949 – 31 juillet 1951 : Charles-Marie Chanson (général)
31 juillet 1951 – 27 avril 1953 : Pierre Gautier
La fonction de commissaire de la République est supprimée par le décret du 27 avril 1953. Désormais, ce sont uniquement les hauts-commissaires de France qui sont accrédités auprès des chefs d’État du Sud-Vietnam, du Laos et du Cambodge pour établir une relation diplomatique d’État à État.
Guerre d’Indochine (1939-1956) : commandement militaire
Commandants en chef du C.E.F.E.O. (1945-1956)
15 août 1945 – 19 juillet 1946 : général Philippe Leclerc de Hautecloque
19 juillet 1946 – 10 février 1948 : général Jean-Étienne Valluy
10 février 1948 – 22 avril 1948 : général Raoul Salan (1er intérim)
22 avril 1948 – 3 septembre 1949 : général Roger Blaizot
3 septembre 1949 – 6 décembre 1950 : général Marcel Carpentier
6 décembre 1950 – 11 janvier 1952 : général Jean De Lattre de Tassigny (quitte l’Indochine le 19 décembre 1951 pour cause de maladie ; intérim assuré par le général Salan)
19 décembre 1951 – 6 janvier 1952 : général Raoul Salan (2e intérim)
6 janvier 52 – 8 mai 1953 : général Raoul Salan
8 mai 1953 – 9 juin 1954 : général Henri Navarre
9 juin 1954 – 2 juin 1955 : général Paul Ély
2 juin 1955 – 28 avril 1956 : Pierre Élie Jacquot
Guerre du Vietnam (1950-1975) : administrateurs civils
Ambassadeurs des États-Unis au Sud-Vietnam (1950-1975)
22 octobre 1950 – 11 juillet 1952 : Donald R. Heath (envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire)
11 juillet 1952 – 14 novembre 1954 : Donald R. Heath (ambassadeur et ministre plénipotentiaire)
28 mai 1955 – 10 février 1957 : G. Frederick Reinhardt (ambassadeur et ministre plénipotentiaire)
16 avril 1957 – 3 mai 1961 : Elbridge Dubrow (ambassadeur et ministre plénipotentiaire)
10 mai 1961 – 15 août 1963 : Frederick E. Nolting (ambassadeur et ministre plénipotentiaire)
26 août 1963 – 28 juillet 1964 : Henry Cabot Lodge (ambassadeur et ministre plénipotentiaire)
14 juillet 1964 – 30 juillet 1965 : général Maxell D. Taylor (ambassadeur et ministre plénipotentiaire)
25 août 1965 – 25 avril 1967 : Henry Cabot Lodge (ambassadeur et ministre plénipotentiaire)
28 avril 1967 – 11 mai 1973 : Ellsworth F. Bunker (ambassadeur et ministre plénipotentiaire)
20 juillet 1973 – 20 avril 1975 : Graham A. Martin (ambassadeur et ministre plénipotentiaire)
Directeurs de l’O.S.S. et de la C.I.A. (1942-1976)
13 juin 1942 – 1er octobre 1945 : général William J. Donovan (O.S.S.)
23 janvier 1946 – 10 juin 1946 : contre-amiral Sidney W. Souers
10 juin 1946 - 1er mai 1947 : lieutenant-général Hoyt S. Wandenberg
1er mai 1947 – 7 octobre 1950 : contre-amiral Roscoe H. Hillenkoetter
7 octobre 1950 – 9 février 1953 : général Walter Bedell Smith
26 février 1953 - 29 novembre 1961 : Allen W. Dulles
29 novembre 1961 – 28 avril 1965 : John A. McCone
28 avril 1965 – 30 juin 1966 : vice-amiral Willial F. Raborn
30 juin 1966 – 2 février 1973 : Richard M. Helms
2 février 1973 – 2 juillet 1973 : James R. Schlesinger
4 septembre 1973 – 30 janvier 1976 : William E. Colby
Chefs d’antenne de la C.I.A. à Saïgon (1950-1975)
1950 – 1954 : Paul L. Springer
Parallèlement les Américains ont envoyé en 1954 Edward Landale pour diriger la Saigon Military Mission (S.M.M.) spécialisée dans la guerre psychologique. Elle est très liée à la C.I.A. mais distincte de l’antenne officielle.
1954 – 1959 : John Anderton (son second est William E. Colby qui rejoint l’antenne en février 1959)
juin 1960 – juillet 1962 : William E. Colby
juillet 1962 – octobre 1963 : John H. Richardson
décembre 1963 – mars 1965 : Peer de Silva
avril 1965 – juillet 1966 : Gordon Jorgenson
août 1966 – octobre 1968 : John L. Hart
novembre 1968 – janvier 1972 : Theodore Shackley
janvier 1972 – avril 1975 : Thomas Polgar
Guerre du Vietnam (1950-1975) : commandement militaire
Commandants en chef du M.A.C.V. (1962-1973)
8 février 1962 – 20 juin 1964 : Paul D. Harkins
20 juin 1964 – 10 juin 1968 : William C. Westmoreland
10 juin 1968 – 29 juin 1972 : Creighton W. Abrams
29 juin 1972 – 12 octobre 1972 : Frederic C. Weyand (intérim)
12 octobre 1972 – 29 mars 1973 : Frederic C. Weyand