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28 février 59 : Selon le journal ''Tu-Do'' de Saïgon, le gouvernement s-v a fait arrêter au cours des 6 derniers mois 39 909 « anciens responsables communistes […] et sympathisants » dans la province autour de la capitale s-v qui compte alors 270 000 habitants (Fall, 1968, p. 246). | 28 février 59 : Selon le journal ''Tu-Do'' de Saïgon, le gouvernement s-v a fait arrêter au cours des 6 derniers mois 39 909 « anciens responsables communistes […] et sympathisants » dans la province autour de la capitale s-v qui compte alors 270 000 habitants (Fall, 1968, p. 246). | ||
27 février 59 : Suite à des tensions, une négociation s’engage entre la France et les U.S.A. au sujet de l’instruction de l’armée laotienne. Le comité de Défense national français refuse l’entrée d’instructeurs américains au Laos. En échange, il accepte d’étoffer de 80 membres la mission militaire française si le pays en assume les frais… Finalement, on arrivera à un arrangement secret le 29 mai : les Français prendront eux-mêmes en charge les frais de leurs instructeurs et les Américains fourniront quant à eux des moniteurs en logistique. L’arrangement est valable pour une période de 6 mois, renouvelable une fois. S’il est révélé, son caractère temporaire permettra aux Français de déclarer qu’il est conforme aux accords de Genève de 1954. Les U.S.A. n’entendent pas se débarrasser des Français, notamment à Seno que les Laotiens voudraient récupérer, car ils leur servent de couverture pour éviter d’être accusés de chercher à modifier le terme de ces accords par la menace ou la force comme ils s’y étaient engagés (Césari, 2007, p. 91). | |||
Version du 9 juillet 2026 à 17:33
Février 59 : Au Cambodge, Sieu Heng, secrétaire général du Parti Révolutionnaire du Peuple Khmer (P.R.P.K.), qui était devenu un agent double en 1955, rallie le régime sans cependant dénoncer les dirigeants du P.R.P.K. et en particulier son neveu, Nuon Chea. Les réseaux ruraux qu'il avait formés sont décimés.
11 février 59 : Au Laos, le premier ministre proaméricain Phoui Sananikone dénonce les accords de Genève de 1954 et déclare que, pour son gouvernement, la C.I.C. a cessé d’exister. C’est bien sûr un moyen pour contourner l’interdiction d’une présence étrangère armée imposée (mais jamais respectée…) par les accords de Genève de 1954 (Burchett, 1970, p. 144). Le Pentagone et le département d’État américains décident donc d’installer un M.A.A.G. au Laos. Son personnel est habillé en civil mais la supercherie est rapidement dénoncée par la presse (Burchett, 1970, p. 146). Les États-Unis s’engagent dans un processus de guerre secrète au Laos dirigée par le biais de la C.I.A.
17 février 59 : Au Cambodge, treizième gouvernement du Sangkum : gouvernement Sihanouk qui demeurera en place jusqu’au 13 juin (Jennar, 1995, p. 156).
20 février 59 : Rétablissement des relations diplomatiques entre le Cambodge et la Thaïlande suite à une médiation onusienne.
28 février 59 : Selon le journal Tu-Do de Saïgon, le gouvernement s-v a fait arrêter au cours des 6 derniers mois 39 909 « anciens responsables communistes […] et sympathisants » dans la province autour de la capitale s-v qui compte alors 270 000 habitants (Fall, 1968, p. 246).
27 février 59 : Suite à des tensions, une négociation s’engage entre la France et les U.S.A. au sujet de l’instruction de l’armée laotienne. Le comité de Défense national français refuse l’entrée d’instructeurs américains au Laos. En échange, il accepte d’étoffer de 80 membres la mission militaire française si le pays en assume les frais… Finalement, on arrivera à un arrangement secret le 29 mai : les Français prendront eux-mêmes en charge les frais de leurs instructeurs et les Américains fourniront quant à eux des moniteurs en logistique. L’arrangement est valable pour une période de 6 mois, renouvelable une fois. S’il est révélé, son caractère temporaire permettra aux Français de déclarer qu’il est conforme aux accords de Genève de 1954. Les U.S.A. n’entendent pas se débarrasser des Français, notamment à Seno que les Laotiens voudraient récupérer, car ils leur servent de couverture pour éviter d’être accusés de chercher à modifier le terme de ces accords par la menace ou la force comme ils s’y étaient engagés (Césari, 2007, p. 91).