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Juillet 76 : Venue au KD pour deux semaines de journalistes vietnamiens de l’Agence vietnamienne d’information dirigés par Tran Tan Xuan. Ce dernier avait rencontré Pol Pot et Ieng Sary durant leurs études parisiennes. Présence de Hoang Tung, porte-parole du P.C.V. et rédacteur en chef du ''Nhan Dam'', quotidien officiel du Parti. Des interviews et des photographies de cette rencontre sont autorisés par les KR (Aberdam, 2015, p. 143). | |||
2 juillet 76 : '''Au Vietnam, réunification officielle du Nord et du Sud. La R.D.V.N. et le G.R.P. fondent une République socialiste du Vietnam (R.S.V.).''' | |||
Saigon est officiellement renommée Ho Chi Minh Ville. | |||
'''Le F.N.L. et le G.R.P., qui avaient été tenus à l’écart du pouvoir dès après la chute de Saïgon, sont officiellement dissous pour être absorbés dans le Front de la Patrie contrôlé par le P.C.V. Leurs représentants n’obtiendront aucun poste-clé au gouvernement et seront cantonnés à des fonctions honorifiques.''' | |||
Saigon est officiellement renommée Ho Chi Minh Ville. | |||
Truong Nhu Tang, l’un des fondateurs du F.N.L. et ancien ministre non communiste de la Justice au G.R.P., témoignera de ce mépris des nouvelles instances à l’égard des combattants du F.N.L. : « Au simple dîner d’adieu que nous organisâmes pour dissoudre officiellement le F.N.L. en 1976, ni la Parti ni le gouvernement n’envoyèrent de représentant. Ce fut un geste de mépris envers les principes nationalistes et démocratiques pour lesquels le Vietcong avait versé tant de sang et que la communauté libérale internationale avait soutenu si fidèlement. » (cité ''in'' Becker, 1986, p. 343) | |||
12 juillet 76 : Le F.U.N.K. est définitivement dissous et devient le « Comité des patriotes du Kampuchéa démocratique » | |||
15 juillet 76 : La France avait jusqu’alors maintenu deux représentations diplomatiques au Vietnam, l’une au Nord et l’autre au Sud. Les autorités vietnamiennes font savoir à l’ambassadeur de l’ex-S-V Jean-Marie Mérillon que désormais la représentation de la France se trouverait uniquement à Hanoï, capitale administrative du Vietnam réunifié. Après le départ de l’ambassadeur, les Français ne laisseront qu’un simple consulat général à Ho Chi Minh-Ville (Becker, 1986, p. 342). | |||
Mi-juillet 76 : Après un an d’attente, le directeur de l’Agence de presse vietnamienne Tran Thanh Xuan obtient l’autorisation de se rendre au Cambodge avec son équipe pour une période de 15 jours. Il est accueilli par le ministre cambodgien de l’Information Hu Nim qui lui semble n’avoir aucun réel pouvoir. Tout semble organisé par Ieng Sary, ministre des Affaires étrangères. | |||
Or ces différentes visites sont très encadrées : on ne se déplace que sur les routes, aucune visite de villages pour éviter tout contact avec les autochtones. Les rares visages croisés demeurent aussi tristes que fermés. Toutefois, le reportage du Vietnamien se gardera bien de mentionner ce désagréable ressenti. Tran Thanh Xuan est accueilli « solennellement » par Pol Pot, Ieng Sary et Khieu Samphan au palais royal. Il ne perçoit aucune animosité particulière à l’égard du Vietnam. | |||
Le 20, Pol Pot lui accorde une interview mais c’est lui-même qui en rédige le texte. Là encore aucune animosité particulière : « Il parla de la solidarité avec le Vietnam comme d’une question stratégique mais affective aussi, un sentiment profond ! » Au moment de se séparer, Pol Pot remet un cadeau chargé d’une valeur symbolique pour Hoang Tung (directeur du journal vietnamien ''Nhan Dam'') : un bébé crocodile… (Biernan, 1988, pp. 145-146) | |||
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20 juillet 76 : Pol Pot reçoit une délégation de journalistes vietnamiens. | |||
Dernière version du 30 janvier 2026 à 11:42
Juillet 76 : Venue au KD pour deux semaines de journalistes vietnamiens de l’Agence vietnamienne d’information dirigés par Tran Tan Xuan. Ce dernier avait rencontré Pol Pot et Ieng Sary durant leurs études parisiennes. Présence de Hoang Tung, porte-parole du P.C.V. et rédacteur en chef du Nhan Dam, quotidien officiel du Parti. Des interviews et des photographies de cette rencontre sont autorisés par les KR (Aberdam, 2015, p. 143).
2 juillet 76 : Au Vietnam, réunification officielle du Nord et du Sud. La R.D.V.N. et le G.R.P. fondent une République socialiste du Vietnam (R.S.V.).
Saigon est officiellement renommée Ho Chi Minh Ville.
Le F.N.L. et le G.R.P., qui avaient été tenus à l’écart du pouvoir dès après la chute de Saïgon, sont officiellement dissous pour être absorbés dans le Front de la Patrie contrôlé par le P.C.V. Leurs représentants n’obtiendront aucun poste-clé au gouvernement et seront cantonnés à des fonctions honorifiques.
Saigon est officiellement renommée Ho Chi Minh Ville.
Truong Nhu Tang, l’un des fondateurs du F.N.L. et ancien ministre non communiste de la Justice au G.R.P., témoignera de ce mépris des nouvelles instances à l’égard des combattants du F.N.L. : « Au simple dîner d’adieu que nous organisâmes pour dissoudre officiellement le F.N.L. en 1976, ni la Parti ni le gouvernement n’envoyèrent de représentant. Ce fut un geste de mépris envers les principes nationalistes et démocratiques pour lesquels le Vietcong avait versé tant de sang et que la communauté libérale internationale avait soutenu si fidèlement. » (cité in Becker, 1986, p. 343)
12 juillet 76 : Le F.U.N.K. est définitivement dissous et devient le « Comité des patriotes du Kampuchéa démocratique »
15 juillet 76 : La France avait jusqu’alors maintenu deux représentations diplomatiques au Vietnam, l’une au Nord et l’autre au Sud. Les autorités vietnamiennes font savoir à l’ambassadeur de l’ex-S-V Jean-Marie Mérillon que désormais la représentation de la France se trouverait uniquement à Hanoï, capitale administrative du Vietnam réunifié. Après le départ de l’ambassadeur, les Français ne laisseront qu’un simple consulat général à Ho Chi Minh-Ville (Becker, 1986, p. 342).
Mi-juillet 76 : Après un an d’attente, le directeur de l’Agence de presse vietnamienne Tran Thanh Xuan obtient l’autorisation de se rendre au Cambodge avec son équipe pour une période de 15 jours. Il est accueilli par le ministre cambodgien de l’Information Hu Nim qui lui semble n’avoir aucun réel pouvoir. Tout semble organisé par Ieng Sary, ministre des Affaires étrangères.
Or ces différentes visites sont très encadrées : on ne se déplace que sur les routes, aucune visite de villages pour éviter tout contact avec les autochtones. Les rares visages croisés demeurent aussi tristes que fermés. Toutefois, le reportage du Vietnamien se gardera bien de mentionner ce désagréable ressenti. Tran Thanh Xuan est accueilli « solennellement » par Pol Pot, Ieng Sary et Khieu Samphan au palais royal. Il ne perçoit aucune animosité particulière à l’égard du Vietnam.
Le 20, Pol Pot lui accorde une interview mais c’est lui-même qui en rédige le texte. Là encore aucune animosité particulière : « Il parla de la solidarité avec le Vietnam comme d’une question stratégique mais affective aussi, un sentiment profond ! » Au moment de se séparer, Pol Pot remet un cadeau chargé d’une valeur symbolique pour Hoang Tung (directeur du journal vietnamien Nhan Dam) : un bébé crocodile… (Biernan, 1988, pp. 145-146)
20 juillet 76 : Pol Pot reçoit une délégation de journalistes vietnamiens.