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14 - | 14 - 15 décembre 75 : La constitution du Kampuchéa démocratique est adoptée par le troisième Congrès national du F.U.N.K.-P.C.K. constitué de 1 115 délégués. Elle acte l’abolition de la monarchie, de la religion, la collectivisation de tous les biens, la division de la société en 3 classes (paysans, ouvriers, soldats) et profère clairement une menace contre ceux qui « menaçant l’État populaire » devront s’attendre « au plus sévère des châtiments ». Elle sera mise en application à partir du 5 janvier 1976 (Kane, 2007, pp. 125-126). | ||
On y adopte également l’appellation « Kampuchéa démocratique », la création d’une Assemblée de représentants des paysans, ouvriers et combattants, le drapeau et le sinistre hymne national (traduction de ce dernier ''in'' Becker, 1986, p. 209). Cette structuration de l’État débouchera aux élections de façade du 20 mars 1976. | |||
Bien que Sihanouk, absent, demeure officiellement le chef de l’État, ce congrès prépare sa totale éviction qui aura lieu en avril 1976. Seule l’Angkar détient désormais le pouvoir absolu (Becker, 1986, pp. 208-210). | |||
15 décembre 75 : Visite au KD de Phoune Sipraseuth, vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Laos (Sikoeun, 2013, p. 288). | 15 décembre 75 : Visite au KD de Phoune Sipraseuth, vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Laos (Sikoeun, 2013, p. 288). | ||
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31 décembre 75 : Après une longue tournée de visites officielles se terminant par une escale à Pékin où il rencontre Deng Xiaoping, Sihanouk est de retour au Cambodge. Ce retour a été fortement encouragé par Zhou Enlaï et la Chine. L’accueil des KR est beaucoup moins chaleureux qu’en septembre. Une foule lugubre vociférant des slogans à la gloire de l’Angkar accueille le prince. Lorsqu’il rejoint le palais, Sihanouk constate que son personnel de compagnie ou celui de ses proches ont disparu. Il est désormais condamné à une presque totale réclusion et au silence. | 31 décembre 75 : Après une longue tournée de visites officielles se terminant par une escale à Pékin où il rencontre Deng Xiaoping, Sihanouk est de retour au Cambodge. Ce retour a été fortement encouragé par Zhou Enlaï et la Chine. L’accueil des KR est beaucoup moins chaleureux qu’en septembre. Une foule lugubre vociférant des slogans à la gloire de l’Angkar accueille le prince. Lorsqu’il rejoint le palais, Sihanouk constate que son personnel de compagnie ou celui de ses proches ont disparu. Il est désormais condamné à une presque totale réclusion et au silence. | ||
Dernière version du 27 janvier 2026 à 09:48
Décembre 75 : Affrontements frontaliers khméro-vietnamiens dans les provinces du Nord-Est cambodgien. Les Khmers rouges accusent les Vietnamiens de vouloir fomenter un coup d’État au Cambodge. Cette hantise alimentera le mécanisme des purges et de la répression à l’égard des populations vietnamiennes.
Malgré les récents accords diplomatiques, incidents frontaliers entre le KD et la Thaïlande.
2 - 3 décembre 75 : Au Laos, dissolution du gouvernement provisoire d’union nationale de Souvanna Phouma. Abdication du roi Savang Vatthana après la prise de contrôle complète du gouvernement par la Pathet Lao. Proclamation de la République populaire du Laos. Son président est le prince Souphanouvong, chef du Pathet Lao (Bui Xuan Quang, 2000, p. 714).
4 décembre 75 : Création de la République démocratique du Laos (Cesari, 1995, p. 247).
5 décembre 75 : Au Laos, dissolution du cabinet d’union nationale et du Conseil consultatif. Une assemblée constituante est formée et présidée par Souphanouvong (Pathet Lao). Le gouvernement provisoire est dirigé par le chef du parti communiste laotien, Kaysone Phomvihane. L’ex-roi (voir 2 – 3 décembre) et Souvanna Phouma sont nommés « conseillers politiques suprêmes ». La prise du pouvoir par le Pathet Lao s’effectue sans violence. Il s’agit ici d’une « révolution tranquille » dans un pays où le mouvement communiste bénéficie d’une assise populaire indiscutable (Cesari, 1995, p. 247).
14 - 15 décembre 75 : La constitution du Kampuchéa démocratique est adoptée par le troisième Congrès national du F.U.N.K.-P.C.K. constitué de 1 115 délégués. Elle acte l’abolition de la monarchie, de la religion, la collectivisation de tous les biens, la division de la société en 3 classes (paysans, ouvriers, soldats) et profère clairement une menace contre ceux qui « menaçant l’État populaire » devront s’attendre « au plus sévère des châtiments ». Elle sera mise en application à partir du 5 janvier 1976 (Kane, 2007, pp. 125-126).
On y adopte également l’appellation « Kampuchéa démocratique », la création d’une Assemblée de représentants des paysans, ouvriers et combattants, le drapeau et le sinistre hymne national (traduction de ce dernier in Becker, 1986, p. 209). Cette structuration de l’État débouchera aux élections de façade du 20 mars 1976.
Bien que Sihanouk, absent, demeure officiellement le chef de l’État, ce congrès prépare sa totale éviction qui aura lieu en avril 1976. Seule l’Angkar détient désormais le pouvoir absolu (Becker, 1986, pp. 208-210).
15 décembre 75 : Visite au KD de Phoune Sipraseuth, vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Laos (Sikoeun, 2013, p. 288).
31 décembre 75 : Après une longue tournée de visites officielles se terminant par une escale à Pékin où il rencontre Deng Xiaoping, Sihanouk est de retour au Cambodge. Ce retour a été fortement encouragé par Zhou Enlaï et la Chine. L’accueil des KR est beaucoup moins chaleureux qu’en septembre. Une foule lugubre vociférant des slogans à la gloire de l’Angkar accueille le prince. Lorsqu’il rejoint le palais, Sihanouk constate que son personnel de compagnie ou celui de ses proches ont disparu. Il est désormais condamné à une presque totale réclusion et au silence.