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par Jean-François Jagielski

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Avril 79 : L’ambassadeur de Suède à Bangkok, Jean-Christophe Oeberg, se rend à la frontière khméro-thaïlandaise. Il informe Stockholm que l’absence de semailles de riz depuis le début de l’année, principalement dû aux déplacements des populations (volontaires ou forcés), « pourrait mener à […] une famine catastrophique […] une catastrophe nationale de dimension inattendue […] » La Suède diffuse l’information dans 15 pays. A Paris, on se déclare ne pas être informé de ce fait malgré les retours inquiétants : reportages de journalistes, récits de missionnaires, télégrammes de l’ambassade de France à Bangkok. Les autres pays informés font de même et estiment qu’il est urgent d’attendre (Shawcross, 1985, p. 93).
Avril – mai – juin 79 : Famine au Cambodge. Environ 80 000 Cambodgiens affamés et hagards prennent le chemin de l’exil vers la Thaïlande. Ils seront refoulés brutalement en juin par l’armée thaïlandaise vers des zones de jungle truffées de mines encore contrôlées par les KR.
Avril – mai – juin 79 : Famine au Cambodge. Environ 80 000 Cambodgiens affamés et hagards prennent le chemin de l’exil vers la Thaïlande. Ils seront refoulés brutalement en juin par l’armée thaïlandaise vers des zones de jungle truffées de mines encore contrôlées par les KR.




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12 avril 79 : 1 728 nouveaux « immigrants illégaux » (selon la terminologie des autorités thaïlandaises, voir mi-janvier) sont embarqués par les militaires thaïs dans des autocars vers d’autres camps que ceux dans lesquels étaient les anciens réfugiés où certains avaient retrouvé une partie de leur famille. Les protestations de l’U.N.H.C.R. sur place ou à Bangkok n’y font rien. Ils sont emmenés dans des camps tenus par des Khmers Serei, anticommunistes. On les force à s’enfoncer dans la forêt. Deux rescapés raconteront une semaine plus tard que 200 réfugiés sont morts (Shawcross, 1985, pp. 78-79).
12 avril 79 : 1 728 nouveaux « immigrants illégaux » (selon la terminologie des autorités thaïlandaises, voir mi-janvier) sont embarqués par les militaires thaïs dans des autocars vers d’autres camps que ceux dans lesquels étaient les anciens réfugiés où certains avaient retrouvé une partie de leur famille. Les protestations de l’U.N.H.C.R. sur place ou à Bangkok n’y font rien. Ils sont emmenés dans des camps tenus par des Khmers Serei, anticommunistes. On les force à s’enfoncer dans la forêt. Deux rescapés raconteront une semaine plus tard que 200 réfugiés sont morts (Shawcross, 1985, pp. 78-79).
Mi-avril 79 : Le nombre de réfugiés à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande au sud d’Aranyapratet est estimé entre 60 et 80 000 personnes sous la contrainte des KR. Parmi eux, autour de 25 000 soldats. Ils sont refoulés par l’armée thaïlandaise.




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27 avril 79 : Quatre ans après la chute de Saigon, le ''Vietnam Veterans Memorial Fund'' (V.V.M.F.) est constitué en tant qu'organisation à but non lucratif fondée pour établir un mémorial aux anciens combattants de la guerre du Vietnam. Il doit s’agir d’un monument sans contenu politique. 1 400 projets sont présentés et celui de Maya Ling Li (jeune chinoise de 21 ans de l’université de Yale) est retenu par la fondation, le Congrès et la commission des monuments historiques de la capitale. Il s’agit d’un vaste mur sombre en forme de V où seront apposés les 57 692 noms des soldats tués au Vietnam. Des controverses apparaissent dès que la maquette du projet est déposée. On lui reproche de n’être pas assez militaire, trop plaintif. Certains iront même jusqu’à dire que c’est « un hommage à Jane Fonda » (''Newsweek'', 25 octobre 1982). La politique s’en mêle, notamment le président Reagan et son entourage conservateur. Un compromis est finalement trouvé avec l’ajout d’un trio de soldats accompagnés du drapeau mais qui sera placé à l’écart du mur (Portes, 2008, p. 342).
​27 avril 79 : Quatre ans après la chute de Saigon, le ''Vietnam Veterans Memorial Fund'' (V.V.M.F.) est constitué en tant qu'organisation à but non lucratif fondée pour établir un mémorial aux anciens combattants de la guerre du Vietnam. Il doit s’agir d’un monument sans contenu politique. 1 400 projets sont présentés et celui de Maya Ling Li (jeune chinoise de 21 ans de l’université de Yale) est retenu par la fondation, le Congrès et la commission des monuments historiques de la capitale. Il s’agit d’un vaste mur sombre en forme de V où seront apposés les 57 692 noms des soldats tués au Vietnam. Des controverses apparaissent dès que la maquette du projet est déposée. On lui reproche de n’être pas assez militaire, trop plaintif. Certains iront même jusqu’à dire que c’est « un hommage à Jane Fonda » (''Newsweek'', 25 octobre 1982). La politique s’en mêle, notamment le président Reagan et son entourage conservateur. Un compromis est finalement trouvé avec l’ajout d’un trio de soldats accompagnés du drapeau mais qui sera placé à l’écart du mur (Portes, 2008, p. 342).

Version du 5 janvier 2026 à 13:26

Avril 79 : L’ambassadeur de Suède à Bangkok, Jean-Christophe Oeberg, se rend à la frontière khméro-thaïlandaise. Il informe Stockholm que l’absence de semailles de riz depuis le début de l’année, principalement dû aux déplacements des populations (volontaires ou forcés), « pourrait mener à […] une famine catastrophique […] une catastrophe nationale de dimension inattendue […] » La Suède diffuse l’information dans 15 pays. A Paris, on se déclare ne pas être informé de ce fait malgré les retours inquiétants : reportages de journalistes, récits de missionnaires, télégrammes de l’ambassade de France à Bangkok. Les autres pays informés font de même et estiment qu’il est urgent d’attendre (Shawcross, 1985, p. 93).


Avril – mai – juin 79 : Famine au Cambodge. Environ 80 000 Cambodgiens affamés et hagards prennent le chemin de l’exil vers la Thaïlande. Ils seront refoulés brutalement en juin par l’armée thaïlandaise vers des zones de jungle truffées de mines encore contrôlées par les KR.




8 avril 79 : Création à Phnom Penh du Conseil populaire révolutionnaire du Kampuchéa dirigé par Heng Samrin. Il remplace le F.U.N.S.K. qui avait été créé le 12 décembre 1978 en pour agir « zone libérée » et était dirigé par le même (Regaud, 1992, p. 62).


12 avril 79 : 1 728 nouveaux « immigrants illégaux » (selon la terminologie des autorités thaïlandaises, voir mi-janvier) sont embarqués par les militaires thaïs dans des autocars vers d’autres camps que ceux dans lesquels étaient les anciens réfugiés où certains avaient retrouvé une partie de leur famille. Les protestations de l’U.N.H.C.R. sur place ou à Bangkok n’y font rien. Ils sont emmenés dans des camps tenus par des Khmers Serei, anticommunistes. On les force à s’enfoncer dans la forêt. Deux rescapés raconteront une semaine plus tard que 200 réfugiés sont morts (Shawcross, 1985, pp. 78-79).


Mi-avril 79 : Le nombre de réfugiés à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande au sud d’Aranyapratet est estimé entre 60 et 80 000 personnes sous la contrainte des KR. Parmi eux, autour de 25 000 soldats. Ils sont refoulés par l’armée thaïlandaise.


16 avril 79 : David Taylor, représentant de l’U.N.H.C.R., tente d’intervenir contre un déplacement de réfugiés. Le gouvernement thaïlandais se plaint de son attitude et parle d’une atteinte à la souveraineté thaïe (Shawcross, 1985, pp. 78-79).




​27 avril 79 : Quatre ans après la chute de Saigon, le Vietnam Veterans Memorial Fund (V.V.M.F.) est constitué en tant qu'organisation à but non lucratif fondée pour établir un mémorial aux anciens combattants de la guerre du Vietnam. Il doit s’agir d’un monument sans contenu politique. 1 400 projets sont présentés et celui de Maya Ling Li (jeune chinoise de 21 ans de l’université de Yale) est retenu par la fondation, le Congrès et la commission des monuments historiques de la capitale. Il s’agit d’un vaste mur sombre en forme de V où seront apposés les 57 692 noms des soldats tués au Vietnam. Des controverses apparaissent dès que la maquette du projet est déposée. On lui reproche de n’être pas assez militaire, trop plaintif. Certains iront même jusqu’à dire que c’est « un hommage à Jane Fonda » (Newsweek, 25 octobre 1982). La politique s’en mêle, notamment le président Reagan et son entourage conservateur. Un compromis est finalement trouvé avec l’ajout d’un trio de soldats accompagnés du drapeau mais qui sera placé à l’écart du mur (Portes, 2008, p. 342).

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