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14 juin 91 : Réouverture à Phnom Penh et ce, depuis 1975, d’un bureau d’une première agence de presse internationale, l’''United Press international'', placée sous la direction d’une journaliste australienne, Sue Downie. | 14 juin 91 : Réouverture à Phnom Penh et ce, depuis 1975, d’un bureau d’une première agence de presse internationale, l’''United Press international'', placée sous la direction d’une journaliste australienne, Sue Downie. | ||
15 juin 91 : Réouverture de la frontière khméro-thaïlandaise au niveau de Poipet et de Kong Luck. C’est un signe montrant que la Thaïlande pourrait changer de politique et reconnaître le régime de Phnom Penh (Regaud, 1992, p. 380). | |||
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24 – 26 juin 91 : Réunion du C.N.S. à Pattaya (Thaïlande) présidée pour la première fois par Sihanouk. Le C.N.S. se prononce, malgré l’obstruction des KR, pour la reconduction du cessez-le-feu et l’arrêt des aides militaires qui, jusqu’alors, alimentaient les diverses factions. '''Des accords se font pour la première fois'''. Sihanouk est reconnu dans un rôle de coordinateur et demande le siège vacant de représentant du Cambodge à l’O.N.U. Le C.N.S. se proclame « organe légitime unique et source d’autorité » jusqu’aux élections et « délègue à l’O.N.U. tout pouvoir nécessaire à l’application de l’accord intervenu entre les grandes puissances ». Le plan des 5 membres permanents de l’O.N.U. est ramené à une base de discussion qui inspirera la négociation étape par étape. Le C.N.S. se choisit d’autres symboles pour représenter le Cambodge jusqu’à l’adoption d’une nouvelle constitution. La dynamique des négociations est relancée. L’O.N.U. craint toutefois que l’on s’écarte trop du texte des 5 membres du Conseil de sécurité. | |||
Les 4 factions acceptent de signer un accord de cessez-le-feu inconditionnel et illimité à compter du 24, liant celui-ci à un arrêt de l’assistance militaire étrangère. Toutefois aucun accord n’est trouvé quant aux modalités de vérification de ces deux engagements (Regaud, 1992, p. 379). | |||
'''A ce moment précis, l’U.R.S.S. et la Chine ont décidé de se débarrasser une fois pour toutes de leurs relations bilatérales, l’une avec le Vietnam (qui n’est plus aidé) et l’autre avec les KR.''' En U.R.S.S., la situation est en effet de plus en plus chaotique, notamment du fait du futur putsch qui sera lancé par Boris Ieltsine contre Gorbatchev en août. Les pays européens du bloc de l’Est vacillent. Par ailleurs, les relations entre les deux grands du bloc communiste, la Chine et l'U.R.S.S., sont en voie de normalisation (Richer, 2009, p. 92). | |||
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.2 – 4 juin 91 : Réunion du C.N.S. à Djakarta (Indonésie). Sihanouk prend l’initiative de proposer à Hun Sen un règlement du problème de sa composition en nommant à sa tête un président (lui-même) et un vice-président (Hun Sen). Refus des KR qui s’isolent diplomatiquement. Sihanouk et Hun Sen parviennent ainsi à une forme d’accord les excluant. Sihanouk constate que pour la première fois, « il y a unanimité entre les Cambodgiens non Khmers rouges. Hun Sen présente toutefois une série d’amendements relatifs aux « questions restantes ». Le C.N.S. se sépare sans avoir trouvé un accord parfait. Sihanouk constate que pour la première fois, « il y a unanimité entre les Cambodgiens non Khmers rouges. Hun Sen présente toutefois une série d’amendements relatifs aux « questions restantes ». Le C.N.S. se sépare sans avoir trouvé un accord parfait (Cesari, 1995, p. 280 ; Regaud, 1992, pp. 378-379 ; Richer, 2009, p. 92).
4 juin 91 : Le cessez-le-feu du 1er mai connaît sa plus spectaculaire violation avec d’importants combats autour de Païlin.
6 juin 91 : Sihanouk se dit prêt à répondre positivement à l’invitation du Hun Sen pour se rendre à Phnom Penh. Il se dit également disposé à siéger au C.N.S. comme l’un des deux représentants du F.U.N.C.I.N.P.E.C. (il était jusqu’alors en retrait ayant cédé la présidence à son fils).
7 juin 91 : Le ministre des Affaires étrangère chinois critique indirectement l’attitude des KR.
8 juin 91 : Hun Sen (EdC) accepte que Sihanouk convoque et préside une prochaine réunion du C.N.S.
10 – 17 juin 91 : Chea Sim (président du Sénat de l’EdC) est en visite à Paris où il a des entretiens avec Roland Dumas (ministre des Affaires étrangères).
11 juin 91 : La Thaïlande demande à la Chine de faire pression sur les KR pour les obliger à une position plus conciliante.
13 juin 91 : Entretiens entre Hun Sen et le ministre des Affaires étrangères japonais Taro Nakayama à Ho Chi Minh Ville.
14 juin 91 : Réouverture à Phnom Penh et ce, depuis 1975, d’un bureau d’une première agence de presse internationale, l’United Press international, placée sous la direction d’une journaliste australienne, Sue Downie.
15 juin 91 : Réouverture de la frontière khméro-thaïlandaise au niveau de Poipet et de Kong Luck. C’est un signe montrant que la Thaïlande pourrait changer de politique et reconnaître le régime de Phnom Penh (Regaud, 1992, p. 380).
22 juin 91 : Sihanouk formule de nouvelles propositions aux parties rencontrées séparément à Bangkok. Les 4 factions conviennent de prolonger indéfiniment le cessez-le-feu du 1er mai, du moins sur le papier pour les KR.
24 – 26 juin 91 : Réunion du C.N.S. à Pattaya (Thaïlande) présidée pour la première fois par Sihanouk. Le C.N.S. se prononce, malgré l’obstruction des KR, pour la reconduction du cessez-le-feu et l’arrêt des aides militaires qui, jusqu’alors, alimentaient les diverses factions. Des accords se font pour la première fois. Sihanouk est reconnu dans un rôle de coordinateur et demande le siège vacant de représentant du Cambodge à l’O.N.U. Le C.N.S. se proclame « organe légitime unique et source d’autorité » jusqu’aux élections et « délègue à l’O.N.U. tout pouvoir nécessaire à l’application de l’accord intervenu entre les grandes puissances ». Le plan des 5 membres permanents de l’O.N.U. est ramené à une base de discussion qui inspirera la négociation étape par étape. Le C.N.S. se choisit d’autres symboles pour représenter le Cambodge jusqu’à l’adoption d’une nouvelle constitution. La dynamique des négociations est relancée. L’O.N.U. craint toutefois que l’on s’écarte trop du texte des 5 membres du Conseil de sécurité.
Les 4 factions acceptent de signer un accord de cessez-le-feu inconditionnel et illimité à compter du 24, liant celui-ci à un arrêt de l’assistance militaire étrangère. Toutefois aucun accord n’est trouvé quant aux modalités de vérification de ces deux engagements (Regaud, 1992, p. 379).
A ce moment précis, l’U.R.S.S. et la Chine ont décidé de se débarrasser une fois pour toutes de leurs relations bilatérales, l’une avec le Vietnam (qui n’est plus aidé) et l’autre avec les KR. En U.R.S.S., la situation est en effet de plus en plus chaotique, notamment du fait du futur putsch qui sera lancé par Boris Ieltsine contre Gorbatchev en août. Les pays européens du bloc de l’Est vacillent. Par ailleurs, les relations entre les deux grands du bloc communiste, la Chine et l'U.R.S.S., sont en voie de normalisation (Richer, 2009, p. 92).
24 – 27 juin 91 : 7e Congrès du P.C.V. : Do Muoi remplace Nguyen Van Linh au poste de secrétaire général (Bui Xuan Quang, 2000, p. 773). Cette nomination marque un certain retour à l’orthodoxie communiste.