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6 juillet 82 : Conférence des ministres des Affaires étrangères des trois pays indochinois (Vietnam, Laos, gouvernement cambodgien provietnamien) à Ho Chi Minh Ville. '''Le Vietnam annonce un premier retrait partiel unilatéral de ses troupes stationnées au Cambodge et demande la convocation d’une conférence internationale''' (Bui Xuan Quang, 2000, p. 728). | 6 juillet 82 : Conférence des ministres des Affaires étrangères des trois pays indochinois (Vietnam, Laos, gouvernement cambodgien provietnamien) à Ho Chi Minh Ville. '''Le Vietnam annonce un premier retrait partiel unilatéral de ses troupes stationnées au Cambodge et demande la convocation d’une conférence internationale.''' La R.P.K. se dit prête à discuter avec la Thaïlande de l’établissement d’une « zone de sûreté » le long de leur frontière. On accepte d’élargir le nombre de participants à une conférence régionale (prévue dès janvier 1981) pouvant accueillir outre les pays de l’A.S.E.A.N., l’U.R.S.S., la R.P.C., la France, la Grande-Bretagne, les U.S.A. et l’Inde (Bui Xuan Quang, 2000, p. 728 ; Regaud, 1992, p. 186). | ||
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Cette construction baptisée « plan K5 » prévoit dans la durée le défrichage d’une large bande frontalière, l’installation de fortins, le percement de canaux, la construction de palissades en bambou, le placement de barbelés et de mines. Le « plan K5 » va mobiliser des dizaines de milliers de Cambodgiens dont beaucoup mourront d’épuisement ou de maladie ou seront victimes des mines (voir début 1984). | Cette construction baptisée « plan K5 » prévoit dans la durée le défrichage d’une large bande frontalière, l’installation de fortins, le percement de canaux, la construction de palissades en bambou, le placement de barbelés et de mines. Le « plan K5 » va mobiliser des dizaines de milliers de Cambodgiens dont beaucoup mourront d’épuisement ou de maladie ou seront victimes des mines (voir début 1984). | ||
20 juillet 82 : Le ministre des Affaires étrangères vietnamien Nguyen Co Tach en visite à Singapour déclare que « si la Chine signait un traité de non-agression et de non interférence dans les affaires intérieures des pays indochinois, nous retirerions nos troupes du Kampuchéa le lendemain même. » Selon Regaud, « malgré l'impasse des négociations, c'est à partir de l'été 1982 que l'on perçut un certain changement de la position vietnamienne, les discours sur "l'irréversibilité" de la situation au Cambodge n'étant plus de mise. » (Regaud, 1992, p. 188) | |||
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22 juillet 82 : '''Formation définitive d’un gouvernement de coalition tripartite (gouvernement de coalition du Kampuchéa démocratique, G.C.K.D.)''' issu de la « déclaration d’intention » de Singapour (voir 4 septembre 1981) et du traité de Kuala Lumpur (voir 22 juin). Il est constitué du F.U.N.C.I.N.P.E.C. de Norodom Sihanouk, du F.N.L.P.K de Son Sann et des Khmers rouges (Khieu Samphan) qui se renomment Partie (sic) du Kampuchéa démocratique pour se distinguer des deux autres « parties » de la coalition. Sihanouk prend la direction du G.C.K.D. | |||
Tournée dans les pays de l’A.S.E.A.N. du ministre des Affaires étrangères vietnamien Nguyen Co Thach. Un désaccord complet sur le problème du Cambodge persiste entre la Vietnam et Singapour (Bui Xuan Quang, 2000, p. 728). | Tournée dans les pays de l’A.S.E.A.N. du ministre des Affaires étrangères vietnamien Nguyen Co Thach. Un désaccord complet sur le problème du Cambodge persiste entre la Vietnam et Singapour (Bui Xuan Quang, 2000, p. 728). | ||
Dernière version du 18 décembre 2025 à 17:43
6 juillet 82 : Conférence des ministres des Affaires étrangères des trois pays indochinois (Vietnam, Laos, gouvernement cambodgien provietnamien) à Ho Chi Minh Ville. Le Vietnam annonce un premier retrait partiel unilatéral de ses troupes stationnées au Cambodge et demande la convocation d’une conférence internationale. La R.P.K. se dit prête à discuter avec la Thaïlande de l’établissement d’une « zone de sûreté » le long de leur frontière. On accepte d’élargir le nombre de participants à une conférence régionale (prévue dès janvier 1981) pouvant accueillir outre les pays de l’A.S.E.A.N., l’U.R.S.S., la R.P.C., la France, la Grande-Bretagne, les U.S.A. et l’Inde (Bui Xuan Quang, 2000, p. 728 ; Regaud, 1992, p. 186).
9 juillet 82 : Au Vietnam, le dissident Vo Dai Ton (ancien colonel de l’armée s-v exilé en Australie à partir de 1975) prend la parole devant un parterre de journalistes étrangers à la conférence de presse au Club international de la rue Hung Vuong à Hanoi. Il débite d’abord le contenu d’un discours préparé mais remet ensuite sévèrement en cause le régime n-v, annonçant : « Nous voulons renverser ce régime dictatorial. C’est notre mission et nous croyons à la victoire ! » Il est rapidement dépouillé de ses vêtements et emmené sur ordre de Duong Thong (ministre de l’Intérieur) dans la prison de ha Dong où, selon Bui Tin, il fut sévèrement battu dès son arrivée. L’appareil d’État et la police politique (Cong An) sont ridiculisés (Bui Tin, 1999, pp. 193-194).
14 juillet 82 : Le millionième réfugié indochinois est enregistré en Thaïlande. Le H.C.R. a de son côté élaboré un « plan de sauvetage des demandeurs d’asile en mer » (Bui Xuan Quang, 2000, p. 728).
15 juillet 82 : Premier retrait (ou simple rotation ?) des troupes vietnamiennes au Cambodge (Férier, 1993, p. 165). Pour autant, les Vietnamiens demeurent en situation de force et ne se privent pas de s’en prendre à l’opposition non communiste, celle de Sihanouk et Son Sann.
16 juillet 82 : La R.P.K. adopte des mesures en vue de renforcer les capacités de son armée.
L’armée chinoise se dit prête à l’utilisation de l’arme nucléaire tactique contre le Vietnam (Bui Xuan Quang, 2000, p. 728).
19 juillet 82 : Début de la construction de ce qui sera connu sous le nom de « mur de bambou » : sorte de ligne Maginot cambodgienne à la frontière thaïlandaise destinée à empêcher les incursions des forces kr du gouvernement de coalition du Kampuchéa démocratique (G.C.K.D., formation tripartite antivietnamienne) disposant de sanctuaires en Thaïlande.
Cette construction baptisée « plan K5 » prévoit dans la durée le défrichage d’une large bande frontalière, l’installation de fortins, le percement de canaux, la construction de palissades en bambou, le placement de barbelés et de mines. Le « plan K5 » va mobiliser des dizaines de milliers de Cambodgiens dont beaucoup mourront d’épuisement ou de maladie ou seront victimes des mines (voir début 1984).
20 juillet 82 : Le ministre des Affaires étrangères vietnamien Nguyen Co Tach en visite à Singapour déclare que « si la Chine signait un traité de non-agression et de non interférence dans les affaires intérieures des pays indochinois, nous retirerions nos troupes du Kampuchéa le lendemain même. » Selon Regaud, « malgré l'impasse des négociations, c'est à partir de l'été 1982 que l'on perçut un certain changement de la position vietnamienne, les discours sur "l'irréversibilité" de la situation au Cambodge n'étant plus de mise. » (Regaud, 1992, p. 188)
22 juillet 82 : Formation définitive d’un gouvernement de coalition tripartite (gouvernement de coalition du Kampuchéa démocratique, G.C.K.D.) issu de la « déclaration d’intention » de Singapour (voir 4 septembre 1981) et du traité de Kuala Lumpur (voir 22 juin). Il est constitué du F.U.N.C.I.N.P.E.C. de Norodom Sihanouk, du F.N.L.P.K de Son Sann et des Khmers rouges (Khieu Samphan) qui se renomment Partie (sic) du Kampuchéa démocratique pour se distinguer des deux autres « parties » de la coalition. Sihanouk prend la direction du G.C.K.D.
Tournée dans les pays de l’A.S.E.A.N. du ministre des Affaires étrangères vietnamien Nguyen Co Thach. Un désaccord complet sur le problème du Cambodge persiste entre la Vietnam et Singapour (Bui Xuan Quang, 2000, p. 728).