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Au « site 2 » situé au pied des monts Dangrek à 2 km de la frontière résident les sympathisants du F.N.L.K.P. de Son Sann. Au « site B » situé au sud de Surin en Thaïlande vivent 50 000 personnes sous le contrôle du F.U.N.C.I.N.P.E.C. sihanoukiste. Au « site 8 », situé à une quarantaine au sud de la ville frontière d’Aranyaprathet, se trouvent des réfugiés sous le contrôle des KR. Ce camp deviendra progressivement l’une des « vitrines » des « nouveaux » KR lorsqu’ils l’ouvriront au C.I.C.R. à la fin des années 1980 (Cambacérès, 2013, p. 274 ; Peschoux, 1992, pp. 94-96). | Au « site 2 » situé au pied des monts Dangrek à 2 km de la frontière résident les sympathisants du F.N.L.K.P. de Son Sann. Au « site B » situé au sud de Surin en Thaïlande vivent 50 000 personnes sous le contrôle du F.U.N.C.I.N.P.E.C. sihanoukiste. Au « site 8 », situé à une quarantaine au sud de la ville frontière d’Aranyaprathet, se trouvent des réfugiés sous le contrôle des KR. Ce camp deviendra progressivement l’une des « vitrines » des « nouveaux » KR lorsqu’ils l’ouvriront au C.I.C.R. à la fin des années 1980 (Cambacérès, 2013, p. 274 ; Peschoux, 1992, pp. 94-96). | ||
Déclaration de Deng Xiaoping en vue de protéger la Thaïlande. Il affirme que « si le Vietnam attaque les pays de l’A.S.E.A.N., la Chine se rangera de leur côté. Si le Vietnam attaque la Thaïlande, la Chine se rangera du côté de la Thaïlande. » (Regaud, 1992, p. 172). | |||
Version du 17 décembre 2025 à 12:05
Octobre 79 : En octobre, le nombre de réfugiés cambodgiens dans les camps à la frontière thaïlandaise s’élève entre 150 000 et 200 000 personnes. Il sera de 650 000 fin 1985. Preuve que les Vietnamiens ne parviennent à gagner ni les cœurs ni les esprits. Ces réfugiés sont progressivement regroupés en « sites » placés sous le contrôle des trois composantes de la « coalition » antivietnamienne.
Au « site 2 » situé au pied des monts Dangrek à 2 km de la frontière résident les sympathisants du F.N.L.K.P. de Son Sann. Au « site B » situé au sud de Surin en Thaïlande vivent 50 000 personnes sous le contrôle du F.U.N.C.I.N.P.E.C. sihanoukiste. Au « site 8 », situé à une quarantaine au sud de la ville frontière d’Aranyaprathet, se trouvent des réfugiés sous le contrôle des KR. Ce camp deviendra progressivement l’une des « vitrines » des « nouveaux » KR lorsqu’ils l’ouvriront au C.I.C.R. à la fin des années 1980 (Cambacérès, 2013, p. 274 ; Peschoux, 1992, pp. 94-96).
Déclaration de Deng Xiaoping en vue de protéger la Thaïlande. Il affirme que « si le Vietnam attaque les pays de l’A.S.E.A.N., la Chine se rangera de leur côté. Si le Vietnam attaque la Thaïlande, la Chine se rangera du côté de la Thaïlande. » (Regaud, 1992, p. 172).
9 octobre 79 : Alors que les Khmers rouges ont dû céder le pouvoir à la république populaire du Kampuchéa mise en place par les Vietnamiens, Son Sann (ex-premier ministre de 1967 à 1969) fonde en territoire cambodgien le Front national de libération du peuple khmer (F.N.L.P.K.) d’inspiration républicaine, pour s’opposer au régime provietnamien de Phnom Penh sans pour autant cautionner un retour des Khmers Rouges.
Le manifeste du F.N.L.K.P. indique que le Front se donne « pour mission d’unir tous les patriotes, combattants nationaux khmers de toutes tendances politiques, à l’intérieur du pays, pour conjuguer nos efforts, nos moyens et nos actions en vue de chasser les envahisseurs de notre territoire. » Le front s’assigne trois objectifs : libérer le pays de la domination étrangère, empêcher le retour au pouvoir des KR et reconstruire le pays.
Son Sann rencontrera ultérieurement et secrètement Pol Pot. Un accord de non-agression sera conclu. En échange, la Chine s’engage à fournir des armes aux nationalistes. 3 000 armes légères seront fournies dès novembre (Regaud, 1992, p. 82). Agé, inconnu de la plupart des Cambodgiens, peu enclin à être un chef de guerre, Son Sann demeure cependant la seule alternative entre le provietnamien Heng Sarim et les KR jusqu’au retour de Sihanouk et la création de l’A.N.S. en mai 1981. Il est d’entrée soutenu financièrement par la C.I.A., les pays de l’A.S.E.A.N. et quelques pays européens. Politiquement au Cambodge, du moins à ses débuts, le F.N.L.K.P. est soutenu par Sihanouk mais ses partisans sont rapidement marginalisés par d’anciens éléments droitiers partisans de Lon Lol ou d’anciens membres du Parti démocrate qui ont toujours été opposés au prince.
12 octobre 79 : Rencontre entre Pen Sovan (ministre de la Défense de la R.P.K. provietnamienne) et Brejnev à Moscou.
13 octobre 79 : Après de longues tractations au cours desquelles les autorités en place à Phnom Penh ont vainement tenté de lier l’octroi d’aides humanitaires à la reconnaissance du nouveau régime, la R.P.K. accepte le principe d’une action internationale en vue de lutter contre la famine qui sévit dans le pays. Début d’un pont aérien quotidien qui amène vivres et médicaments de Bangkok à Phnom Penh. Avec les secours arrivent les journalistes et le monde découvre progressivement l’ampleur de la tragédie cambodgienne.
14 octobre 79 : De nouveaux départements sont créés au sein du Conseil Populaire révolutionnaire du Kampuchéa (C.P.R.K.) qui prend de plus en plus les apparences d’un gouvernement classique.
Début des liaisons aériennes quotidiennes entre Bangkok et Phnom Penh assurées par un avion du C.I.C.R.
19 octobre 79 : L’U.N.I.C.E.F. et le C.I.C.R. lancent un appel à l’aide internationale.
20 octobre 79 : Création d’une association des journalistes de la R.P.K.
24 octobre 79 : Ouverture du « centre d’accueil » de Sa Keo en Thaïlande qui accueille 31 000 réfugiés.
27 octobre 79 : Le gouvernement de Phnom Penh (provietnamien) refuse d’accéder à une demande de sénateurs américains visant à livrer une assistance urgente aux populations affamées par voie de terre depuis la Thaïlande. La démarche est qualifiée de « manœuvre impérialiste ayant pour but de venir au secours de Pol Pot ». (Deron, 2009, p. 223)